« Il y a des problèmes avec le terrain adjacent à l’école et il serait difficile d’y installer des portatives », d’expliquer M. Daniels, ajoutant que les coûts associés à l’option des portatives étaient très élevés. Une réponse à laquelle s’attendait le directeur général de la Commission scolaire francophone de division, Gérard Lavigne.
« Nous n’avons pas commencé à penser à des portatives pour Yellow-knife avant le milieu de cette année et le ministère nous avait dit que l’école William MacDonald est sous-utilisée. Alors ça ne me surprend pas qu’ils décident d’aller dans cette direction. Ils disent aussi qu’ils veulent faire de la gestion prudente des ressources financières parce qu’on se retrouve serré du côté du gouvernement », de commenter M. Lavigne.
Au cours des dernières semaines, ce dernier a eu des discussions avec la directrice générale de la Commission scolaire n° 1 de Yellowknife, Judith Knapp. « Il est certain que nous aurons accès à l’utilisation d’une salle de classe à William MacDonald pour l’année prochaine et que ça rapporterait la décision pour une portative à un autre moment », dit-il.
Selon lui, le dossier des portatives n’est pas tout à fait clos à moyen terme. « Si nous avons un grand nombre d’inscriptions nécessitant deux salles de classe et que tout ce que YK1 a de disponible à l’école est une seule salle de classe, il faudrait y repenser », dit-il. M. Lavigne s’attend cependant à ce qu’une seule salle de classe soit suffisante pour l’année scolaire 2003-2004.
« La crainte, c’est que si on met beaucoup d’argent sur les portatives, ça réduise le montant auquel nous aurons accès pour faire une reconstruction ou un aménagement à l’école pour y inclure un gymnase, des salles de classe et un laboratoire », d’indiquer M. Lavigne.
De son côté, Dan Daniels rappelle que le processus de négociations entre les gouvernements territorial et fédéral est entamé, pour ce qui est du Protocole d’entente sur l’éducation en français. « Le gouvernement fédéral a le rôle de fournir les besoins en infrastructures pour les écoles francophones. Nous devrons certainement avoir des discussions, avec eux, sur les besoins de l’école dans son ensemble ».
M. Daniels avance aussi que les problèmes d’espace constatés à l’école Allain St-Cyr pourraient être au niveau de la configuration de l’école. « En fait, quand on regarde les chiffres, il y a l’espace suffisant dans l’école, si on prend pour base le nombre d’étudiants. Le problème pourrait être davantage un problème de configuration », dit-il.
Pour Gérard Lavigne, la solution préconisée est une solution de dépannage. « J’ai été clair avec le ministère sur le fait qu’une salle de classe aménagée dans un autre établissement, ce n’est pas la même chose qu’une école homogène bien à nous. On ne voudrait pas que ça devienne la norme ou une pratique courante ».
Le directeur général de la Commission scolaire voit cependant des avantages à la nouvelle formule. « Une possibilité intéressante avec ce partenariat, c’est qu’il est possible que les élèves qui seront logés à William MacDonald aient accès à des facilités de l’école comme la salle des arts ménagers ou la salle d’art industriel. Il suffit maintenant de voir ce que l’on peut faire pour avoir des personnes qualifiées pour offrir ces cours », dit-il.
M. Lavigne ne sait cependant pas, jusqu’à maintenant, quel groupe d’élèves francophones suivront leurs cours dans l’école voisine au cours de la prochaine année. « On voudra probablement jumeler d’assez près le niveau de nos élèves avec la population étudiante que l’on retrouve à William MacDonald », dit-il.
Quant à l’espace gagné à l’école Allain St-Cyr, M. Lavigne laisse entendre que ce sera à la direction de l’école et au personnel consulté de prendre les décisions. « Mais ce que je vois, depuis les derniers mois, c’est que la grande priorité serait de libérer les locaux dans la Rotonde. ».
Gérard Lavigne laisse savoir qu’une réunion d’information pour les parents des élèves de l’école Allain St-Cyr est prévue pour le 29 avril prochain. « C’est une réunion d’information pour tous les niveaux. Ensuite, les parents se réuniront en petits groupes. » Ainsi, le parent d’élève fréquentant le secondaire pourra en connaître davantage sur des choses que le système des crédits, par exemple.