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le Vendredi 25 avril 2003 0:00 Éducation

Classes de St-Cyr à William MacDonald L’APADY en désaccord

Classes de St-Cyr à William MacDonald L’APADY en désaccord
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« On voit ça comme une régression, un retour en 1989, alors qu’il y avait les enfants de l’école qui étaient en attente pour les portatives initiales et qui étaient logés dans l’école Sissons », de commenter la présidente de l’APADY, Yvonne Careen. Celle-ci fait d’ailleurs savoir qu’elle a déjà écrit au ministre de l’Éducation, de la Culture et de la Formation, Jake Ootes, à sa sous-ministre, Loretta Foley, au représentant de Patrimoine canadien, Hilaire Lemoine, et à la Commission scolaire francophone de division dans le but d’obtenir des rencontres et de faire le point sur la situation.

Selon Mme Careen, l’utilisation d’une classe de l’école William MacDonald pourrait devenir un compromis si « nous avions une promesse, par écrit, du gouvernement territorial à l’effet que l’argent économisé de cette façon sera destiné à l’agrandissement de l’école Allain St-Cyr ». Mme Careen rappelle que le président de la Commission scolaire, Jean-François Pitre, avait déjà souligné que le prix de deux portatives s’élevait à plus de 400 000 dollars.

L’utilisation d’une classe dans l’école William MacDonald vient perturber l’homogénéité de l’école Allain St-Cyr, selon Yvonne Careen. « Les enfants seront exposés aux élèves anglophones et se demanderont pourquoi à l’école Allain St-Cyr, ils n’ont pas accès à un gymnase, à une salle d’arts ménagers ou à un laboratoire de sciences. Ça va les attirer dans le système public plus qu’autre chose », croit-elle.

En attendant les réponses des personnes et organismes contactés, Mme Careen espère que les parents auront une chance de s’exprimer sur le sujet. « Il y aura une réunion d’information avec la CSFD le 29 avril prochain. Il s’agit d’un début de communication parce que les parents ont le droit de savoir ce qui se passe et je suis convaincue qu’ils ont leur mot à dire dans cette affaire. Jusqu’à maintenant, nous n’en avons pas eu la chance, mais cette fois, nous la prendrons ».