C’est lors de la rencontre de consultation entre la communauté de Hay River et le consultant Marquis Bureau que l’idée de nommer l’institution « l’école Boréale » est apparue. Les parents ont eu quelques semaines pour s’exprimer sur cette proposition et il ne reste plus qu’à en informer le ministère de l’Éducation, de la Culture et de la Formation, de laisser savoir le directeur général de la Commission scolaire francophone de division, Gérard Lavigne.
« Ça faisait depuis le début de l’année que l’on jonglait avec ça. Au départ, les gens ont été un peu saisis par la proposition et ils ont continué à en parler. Ils trouvaient que ça reflétait bien la communauté et que c’était un nom harmonieux », de raconter Gérard Lavigne.
Lors de la réunion publique de la CSFD qui se tenait le 21 mai dernier, le commissaire Gerry Goudreau a laissé entendre que le gouvernement territorial était d’accord pour l’octroi du terrain actuellement occupé par l’école pour la construction du nouvel édifice. « Cependant, il ne voudrait pas nous donner la superficie de terrain désirée et nous demanderait de faire l’école sur deux étages. Ce n’est pas vraiment ce que l’on veut parce qu’il sera difficile, plus tard, de procéder à la construction d’un gymnase », avait-il fait savoir.
Or, quelques jours plus tard, il semble que la situation se soit réglée. « Le ministre de l’Éducation, de la Culture et de la Formation, Jake Ootes, a communiqué avec les commissaires de la CSFD et ceux de l’Autorité scolaire de Hay River. Il a été mentionné que le terrain désigné pour la construction de l’école était le site actuellement occupé par les portatives. Si la superficie n’est pas exactement celle que l’on avait demandée, c’est très proche », de préciser M. Lavigne.
Quant au gymnase, il semble que l’on devra compter sur les deux écoles voisines pour accommoder l’école Boréale. « Par contre, la construction prévue aurait une salle commune assez grande pour que les plus jeunes puissent faire de l’exercice. La salle serait aussi assez grande pour regrouper toute la communauté scolaire », de mentionner le directeur général, qui admet que les négociations pour l’utilisation des gymnases risquent d’être ardues.
Pré-maternelle
Du côté de Yellowknife, les commissaires ont décidé de reconduire le projet-pilote qui permettait aux enfants de quatre ans de suivre un cours d’une demi-journée à la maternelle. Cependant, les enfants fréquenteraient l’école en après-midi plutôt qu’en avant-midi. La décision des commissaires fait suite au dépôt d’un rapport de la directrice de l’école Allain St-Cyr, Lucille Leclerc. Cette dernière avait consulté l’enseignante de la maternelle et les parents des enfants impliqués pour l’aider dans la rédaction de son évaluation.
Embauche du personnel
Il semble que tous les postes aient été comblés du côté de l’école Boréale de Hay River. Pour ce qui est de Yellowknife, M. Lavigne laisse entendre que des curriculum vitae continuent de lui parvenir pour les trois postes disponibles. On se souviendra que les publicités mentionnaient que des compétences en musique et en informatique étaient recherchées. « Nous voulons engager des personnes dont les spécialités viendront compléter celles des enseignants qui seront toujours là. Nous nous attendons à ce que tous les postes soient comblés pour la première semaine de juin », dit-il.
Pour ce qui est de la direction de l’école Allain St-Cyr, les curriculum vitae continuent aussi de parvenir aux bureaux de la CSFD. Les candidats retenus seront invités à Yellow-knife, sous peu, pour rencontrer le comité de sélection composé de Lorraine Taillefer, de Gérard Lavigne, du président de la CSFD, Jean-François Pitre et de Brigitte Bergeron, qui agit à titre de représentante des enseignants.
Agrandissement à l’ÉASC
Au cours de la rencontre du 21 mai, Jean-François Pitre a dit que la CSFD espérait que les travaux d’agrandissement de l’école de Yellowknife procèdent pour 2006-2007. « Nous avons demandé à Patrimoine canadien de réserver l’argent pour l’entente 2004-2009. Patrimoine canadien semble se dire prêt à investir si le gouvernement territorial est prêt », a-t-il dit.
Selon Gérard Lavigne, l’année 2006-2007 était l’objectif prévu à la planification de la CSFD. « Ça permettra de gérer et de mener à terme la construction de l’école de Hay River sans être dans une position où tous les budgets arrivent la même année ». M. Lavigne précise que le projet ne comprendra pas seulement l’ajout d’un gymnase, mais aussi l’addition de locaux de classe, de laboratoires, de salles de services, etc. L’agrandissement permettrait aussi aux élèves du secondaire d’avoir leur propre aile avec une ambiance appropriée à leur groupe d’âge.
Afin de convaincre les hauts-fonctionnaires du gouvernement territorial du fait que les élèves et les enseignants de l’école Allain St-Cyr manquent déjà d’espace, M. Lavigne entend les inviter à l’école pendant que les élèves s’y trouvent toujours. « Il faudrait qu’ils voient qu’il n’y a vraiment pas de coin libre où l’on pourrait mettre un autre groupe de jeunes », dit-il.