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le Vendredi 19 septembre 2003 0:00 Éducation

Commission scolaire francophone de division Des nouveaux commissaires

Commission scolaire francophone de division Des nouveaux commissaires
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André Légaré, Daniel Auger, Yvonne Careen, Michael St-John, Gerry Goudreau et Michelle Staszuk auront, pour les trois prochaines années, les destinées de la CSFD en mains. C’est le 3 novembre prochain que ces commissaires entreront en fonction. Ceux-ci devront se choisir un président, un vice-président et un trésorier.

« Il n’y a pas de transition prévue, mais on pense offrir une formation aux nouveaux commissaires avant leur date d’entrée en fonction. Il y aurait un atelier au cours duquel on réviserait la Loi sur l’Éducation, les règlements particuliers à la CSFD et on pourrait parler du fonctionnement de la Commission scolaire, ainsi que des responsabilités des commissaires », explique le directeur général de la CSFD, Gérard Lavigne.

L’Aquilon vous présente les commissaires qui siégeront à la table de la Commission scolaire francophone de division.

Daniel Auger

Devenir commissaire avait effleuré l’esprit de Daniel Auger à quelques occasions. « Je voyais qu’il y avait des dossiers intéressants et pour lesquels je pourrais apporter de l’eau au moulin, entre autres, l’école de Hay River, le dossier de l’agrandissement de l’école Allain St-Cyr et la possibilité d’avoir le secondaire ». Pour ce dernier, ce dossier ne sera pas facile à trancher. « On dit qu’il faut absolument fournir le secondaire, mais quand on se met dans la peau des adolescents, il y a une autre vision des choses. Les adolescents veulent un environnement plus populeux. Je ne pourrais pas dire que je suis absolument pour une option ou une autre », dit-il.

Au chapitre de la francophonie, ce surintendant au ministère des Transports des TNO s’est engagé bénévolement alors qu’il habitait à Iqaluit, à titre de président de l’association francophone de l’endroit. Il a aussi été président de la FFT et de l’AFCY.

Daniel Auger dit ne pas avoir d’opinion ferme quant aux moyens d’obtenir l’agrandissement de l’école Allain St-Cyr. « Il faudrait que j’analyse le pour et le contre. Les parents ont certainement le droit d’avoir recours aux tribunaux pour faire valoir leurs droits, mais s’il y a des moyens moins radicaux qui peuvent être utilisés pour faire avancer les dossiers. C’est toujours plus long avec les tribunaux ».

Yvonne Careen

« En tant qu’enseignante et engagée au niveau syndical, j’ai négocié les contrats de travail pour la Commission scolaire numéro 1 de Yellowknife. J’ai beaucoup d’affinités et de connaissances au point de vue du financement et c’était un but pour moi d’en apprendre davantage. L’autre motivation que j’ai, c’est en tant que parent », de déclarer Yvonne Careen.

En ce qui à trait à l’éventualité d’une poursuite judiciaire pour obtenir l’agrandissement de l’école de Yellowknife, Mme Careen « espère que la CSFD prendra le dossier en charge, parce que ce serait plus fort, mais si elle ne le veut pas et que les autres membres ne sont pas du même avis que moi, l’Association des parents ayants droit (APADY) le poursuivra ».

Mme Careen est d’ailleurs présidente de l’APADY. Celle-ci n’a pas encore décidé ce qu’elle fera de ce titre. « Je rencontre mon conseil d’administration la semaine prochaine et nous déciderons ensemble. On m’a dit que j’avais le droit de combler les deux postes », dit-elle.

Gerry Goudreau

L’homme d’affaires de Hay River, retraité de l’enseignement, en sera à son deuxième mandat à titre de commissaire. « Nous sommes en train de débuter la construction d’une nouvelle école et j’aimerais voir le projet être complété avant de quitter. L’école est rendue à offrir la 6e année et j’aimerais que ça se rende jusqu’à la 12e année », explique Gerry Goudreau, qui rêve aussi de voir des écoles francophones à Fort Smith et Inuvik.

Gerry Goudreau a investi beaucoup d’énergie au sein des organisations francophones à Hay River. C’est aussi lui le représentant des aînés francophones pour les TNO à la table nationale. « C’est ma vie. J’ai fait mes études en français jusqu’à la 11e année, en plus de faire mes deux premières années d’université en français. Je suis donc vendu à la cause ».

En ce qui a trait au débat sur le recours aux tribunaux, M. Goudreau dit comprendre « qu’il y a un manque de patience. « De notre côté, on fait ce que l’on peut. Si les parents veulent en obtenir plus, qu’ils aillent aux tribunaux, mais je ne pense pas que ça donnera grand-chose. Personnellement, je pense que ça peut prendre tellement de temps que ce serait des énergies perdues ».

André Légaré

André Légaré est conseiller principal en matière de politiques au Secrétariat des Affaires autochtones et aussi négociateur pour le gouvernement territorial. Établi à Yellowknife depuis 1997, M. Légaré est issu du milieu de l’enseignement à l’Université Queen’s de Kingston, en Ontario. « Mes antécédents sont dans la géographie et les sciences politiques », dit-il.

Ce dernier a aussi été engagé à l’Association franco-culturelle de Yellowknife (AFCY), à titre de secrétaire-trésorier; il a été président de la Fédération Franco-TéNOise pendant une année et demie.

« L’enseignement est un sujet qui m’a toujours passionné et pour lequel j’ai toujours eu un engagement actif par le passé. Les grandes orientations de l’école ont déjà été déterminées, dans un certaines mesure, et l’une des orientations majeures est son agrandissement. C’est un dossier que moi-même et les autres commissaires suivrons de près », dit-il. Celui-ci désire étudier plus attentivement le dossier avant de se prononcer sur une éventuelle poursuite judiciaire contre le gouvernement territorial pour obtenir cet agrandissement.

Michael St-John

Michael St-John en est lui aussi à son deuxième mandat à la CSFD. Comme M. Goudreau, il donne beaucoup de temps à l’Association franco-culturelle de Hay River. « Nous ne sommes pas beaucoup à Hay River, alors on porte plusieurs chapeaux ».

C’est d’abord à titre de parent que M. St-John a décidé de s’engager comme commissaire. « Je veux que mes enfants fassent leurs études en français. La seule façon que je vois pour aider, c’est d’être à la Commission scolaire. Je vais faire un bon travail, pas seulement à Hay River, mais pour Yellowknife aussi; il y a également la vision d’étendre la Commission scolaire à l’échelle territoriale », dit-il, rappelant que les parents de Fort Smith et d’Inuvik doivent démontrer de l’intérêt pour obtenir l’appui de la CSFD.

Michelle Staszuk

Il s’agit d’un premier engagement dans la francophonie pour Michelle Staszuk, qui a un enfant qui fréquente la maternelle à l’école Boréale. « Des gens ont fait beaucoup de travail pour fonder l’école et j’ai beaucoup de gratitude envers eux. Maintenant, je veux faire ce que je peux pour aider l’école à avancer », déclare l’avocate.

« Il y a sans doute beaucoup de choses que je devrai apprendre avant de formuler des opinions. Mais je veux que l’école de Hay River continue de grandir à chaque année », de lancer cette fille d’immigrants qui a fréquenté les classes d’immersion. « Il était important, pour mes parents, que j’apprenne le français. Ils voulaient que je connaisse les deux langues du pays », dit-elle.