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le Vendredi 28 novembre 2003 0:00 Éducation

Commission scolaire francophone de division On veut faire avancer les projets

Commission scolaire francophone de division On veut faire avancer les projets
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Il s’agissait d’une première réunion publique régulière, le 19 novembre dernier, pour les nouveaux commissaires de la Commission scolaire francophone de division. Comme il fallait s’y attendre, les deux dossiers majeurs en infrastructure, la construction de l’école à Hay River et l’agrandissement de l’établissement scolaire francophone de Yellowknife, ont meublé les discussions.

Tout d’abord, du côté de Hay River, un appel d’offres a été lancé pour trouver une firme d’architecte en mesure de concevoir les plans de la nouvelle école. Après avoir reçu les propositions, le ministère des Travaux publics des TNO, le ministère de l’Éducation, de la Culture et de la Formation et un nouveau comité formé par la CSFD auront à évaluer les soumissions.

Ce nouveau comité, composé des trois commissaires de Hay River, Gerry Goudreau, Michael St.John et Michelle Staszuk, ainsi que du président, André Légaré, « aura comme rôle de donner son avis lors de toutes les différentes phases de la construction », fait savoir le directeur général de la CSFD, Gérard Lavigne. Entre autres, c’est ce comité qui aura à évaluer toutes les propositions et à consulter la communauté francophone de Hay River, ainsi que le personnel de l’école.

Un nouveau débat a aussi surgi des discussions, le 19 novembre. Il s’agit de l’emplacement exact de la nouvelle école de Hay River. En fait, il y a trois possibilités : l’endroit où sont actuellement les portatives, le terrain situé juste à côté de celles-ci ou le terrain se retrouvant entre les deux écoles anglophones existantes. « Le ministère et la commission scolaire anglophone ont demandé à ce que plus de latitude soit accordée à l’architecte afin d’examiner d’autres possibilités. Ensuite, il faudrait baser la décision sur la possibilité qui a le plus de sens en matière d’entrée et de sortie des élèves, ainsi que d’accès au terrain de jeu et au gymnase. C’est une demande raisonnable. Ça ne nous engage à rien d’autre que de regarder et d’examiner davantage quel serait le meilleur site », fait savoir M. Lavigne, qui rappelle qu’il sera de la responsabilité de l’architecte de démontrer pourquoi un site serait meilleur que l’autre.

Gérard Lavigne rappelle que les parents de Hay River, ainsi que le personnel de l’école, ont toujours privilégié l’idée de construire la nouvelle école à côté des portatives existantes. Au cours de la réunion, les commissaires ont d’ailleurs réaffirmé qu’il faudra prévoir de l’espace pour l’éventuel ajout d’un gymnase et d’une école secondaire. « Il serait important que l’on soit sûr, durant le stade de la construction, de permettre un éventuel agrandissement de l’école pour l’établissement d’un secondaire, si la demande est là. Patrimoine canadien est au courant de ça, mais il n’y a rien de formel là-dessus à ce moment-ci. Disons que le ministère a déjà été averti que l’on voulait que les plans le permettent », ajoute le directeur général.

Enfin, Gérard Lavigne rappelle que certaines organisations communautaires de Hay River, ainsi que les autres écoles primaires, ont manifesté de l’intérêt pour avoir un second gymnase de dimension régulière dans la communauté. Ce dernier entrevoit donc des possibilités pour établir des partenariats qui permettraient la construction d’un gymnase dès la première phase des travaux.

Yellowknife

Du côté de Yellowknife, les commissaires ont donné le mandat à Gérard Lavigne d’approcher Jean-Marie Mariez pour la production des mémoires qui serviront pour les demandes de financement pour l’agrandissement de l’École Allain St-Cyr et pour une augmentation du financement de la CSFD pour offrir certains services aux élèves.

Avec la publication du rapport Vision 20/20, de l’avis juridique de l’avocat Roger Lepage et des documents provenant d’autres commissions scolaires à travers le pays, les commissaires croient avoir l’argumentation nécessaire pour effectuer des demandes en ce sens. « Nous voulons présenter ces deux demandes tout de suite et nous assurer que le GTNO, dans le cadre de ses discussions avec Patrimoine canadien sur la prochaine entente, soit en possession de nos projets et de nos justifications », dit M. Lavigne, qui espère que les pourparlers aboutiront d’ici la fin de l’année financière gouvernementale, le 31 mars 2004.

Le financement supplémentaire servirait principalement à offrir des ressources pour les élèves, pour l’orientation et pour leconseil.

La CSFD aimerait aussi utiliser cet argent supplémentaire pour procéder à l’embauche d’un agent de communication et de recrutement. «Nous devons communiquer avec les gens et voir quelles informations ils auraient besoin pour opter plus facilement d’envoyer leurs enfants chez nous », de conclure Gérard Lavigne.