le Samedi 30 août 2025
le Vendredi 6 février 2004 0:00 Éducation

Un pas vers l’alphabétisation Si vous avez des rêves en alphabétisation en français, c’est le moment de les faire connaître

Un pas vers l’alphabétisation Si vous avez des rêves en alphabétisation en français, c’est le moment de les faire connaître
00:00 00:00

Depuis le début du mois de janvier, Martin Dubeau tente de réunir les besoins de la population francophone des Territoires du Nord-Ouest en matière d’alphabétisation familiale. Après avoir complété cette étude de besoins, il la fera parvenir à la Coalition régionale de l’Ouest et du Nord pour l’alphabétisation familiale (CRONAF), qui pourrait bien aider les TNO à réaliser leurs projets.

L’organisme voyant à aider à l’élaboration de programmes d’alphabétisation dans les provinces de l’Ouest et les territoires du Nord enverra ensuite un rapport au Service national en alphabétisation. C’est à partir de ce moment que les rêves pourraient devenir réalité.

Après avoir discuté avec plusieurs intervenants de la francophonie ténoise, Martin Dubeau en vient à une principale conclusion. « Les gens veulent du concret. Pour eux, une étude, ça ne sert à rien s’il n’y a pas les ressources humaines qui viennent avec et l’alphabétisation ne demeure donc qu’un projet. Il est trop tôt pour dire s’il y aura des fonds débloqués, mais le président de la CRONAF m’a confirmé qu’un nouveau projet démarrera en septembre et que l’on saura d’ici là si nous en faisons partie ».

Le concept et la définition de l’alphabétisation peuvent être très large. « L’alphabétisation familiale se concentre sur les parents pour qu’ils deviennent les premiers éducateurs de leurs enfants, surtout au niveau de la lecture à la maison. Il faut que les parents aient les outils pour aider leurs enfants à mieux lire et à mieux écrire », laisse entendre le coordonnateur du projet d’étude des besoins en alphabétisation pour les TNO.

Au niveau national, les organismes en alphabétisation s’inspirent d’un modèle américain élaboré par le National Center for Family Litteracy. Chez nos voisins du Sud, ces programmes s’adressent principalement à la clientèle immigrante hispanophone. « Pour les Américains, si tu ne parles pas anglais, tu es un analphabète ».

Le programme comprend quatre volets. Un de ceux-ci s’adresse aux enfants, un autre à l’adulte, un troisième volet qui établit la relation entre le parent et l’éducateur et le dernier volet privilégie la relation entre le parent et l’enfant en matière d’apprentissage.

Mais le parallèle avec les Américains s’arrête là. « On se rend vite compte que la meilleure façon d’apprendre, c’est d’enseigner. Donc, en enseignant à leurs enfants, les parents en viennent à apprendre la langue. On fait une pierre, deux coups ».

Mais avant de commencer à rêver à un programme d’alphabétisation en français aux TNO, qui regorge de ressources, tant humaines que financières, Martin Dubeau doit réunir, sur papier, les besoins des quatre communautés francophones. Les gens qui ont des idées peuvent le joindre au 873-5962.