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le Vendredi 7 mai 2004 0:00 Éducation

Agrandissement de l’école Allain St-Cyr Une proposition sera faite à Patrimoine canadien

Agrandissement de l’école Allain St-Cyr Une proposition sera faite à Patrimoine canadien
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« Nous nous sommes mis d’accord pour travailler ensemble afin de faire avancer une proposition à Patrimoine canadien pour voir ce que l’on peut faire pour améliorer les installations à Hay River et à Yellowknife, afin de rencontrer les besoins de la commission scolaire », a fait savoir le ministre de l’Éducation, de la Culture et de la Formation, Charles Dent. Cette déclaration fait suite à une rencontre entre lui ainsi que les hauts fonctionnaires de son ministère et la Commission scolaire francophone de division (CSFD). L’événement a eu lieu le 28 avril dernier, quelques heures avant la réunion publique de la CSFD.

« À la réunion, il a dit qu’il serait prêt à mettre notre projet de l’avant auprès du ministère du Patrimoine canadien. Il y aurait eu un problème si le GTNO avait eu à financer le projet en entier ou même en grande partie, car on connaît l’état des finances des TNO. On lui a rappelé qu’il a des obligations constitutionnelles vis-à-vis de l’éducation en langue minoritaire francophone et qu’on s’attendrait à ce que le ministre avance ces projets de façon vigoureuse, ce qu’il s’est engagé à faire », de mentionner, pour sa part, le directeur général de la CSFD, Gérard Lavigne.

Selon ce dernier, il reste maintenant à étoffer le projet pour en faire une présentation au ministère du Patrimoine canadien. Le document devra comprendre, par exemple, le coût estimé du projet ainsi que le nombre de mètres carrés requis. « Le dossier est maintenant au niveau de l’administration. C’est donc au sous-ministre et à son personnel, ainsi qu’au personnel de la Commission scolaire, d’entreprendre les prochaines démarches », dit M. Lavigne qui ajoute que la commission devra inclure des échéanciers au projet pour ne pas « que les choses traînent jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de besoin de construction parce que les gens auront été découragés ».

Le ministre dit comprendre l’empressement de la CSFD. « Je sais que la Commission scolaire est anxieuse de voir un engagement de Patrimoine canadien. Je suis d’accord sur le fait que nous travaillerons avec la CSFD aussi vite que possible pour soumettre une proposition et la faire avancer à Patrimoine canadien », dit M. Dent, rappelant que c’est le ministère fédéral qui assume, habituellement, la plus grande partie des coûts. « Dans le passé, le GTNO a payé une portion relativement petite des coûts de ce genre de projet et c’est bon pour nous parce que nous avons l’immeuble ici, sans dépenser autant qu’il nous en coûterait dans d’autres cas ».

École boréale

Pour ce qui est de l’École boréale de Hay River, Charles Dent dit vouloir voir l’école ouverte pour la rentrée des classes de l’automne 2005. « Je voudrais voir une grosse portion de l’argent pour le projet dépensée cette année pour construire l’école », a-t-il mentionné.

En fait, il ne reste plus qu’à signer l’entente finale entre le gouvernement fédéral et le gouvernement territorial pour que les demandes de soumission soient publiées et que les travaux débutent sur le site de Hay River. Au cours d’une rencontre ayant eu lieu le 19 avril à Hay River, les parents ont d’ailleurs eu l’occasion d’admirer la maquette de la future école. « Les parents ont été très impressionnés par le design de la nouvelle école. Ils ont trouvé qu’il était très distinct et qu’il donnait un caractère à l’école, mais aussi qu’il était très pratique et flexible », laisse entendre Gérard Lavigne.

Selon la planification actuelle, un peu plus d’une centaine d’élèves pourraient fréquenter la nouvelle institution. « Selon l’architecte, nous aurons la possibilité de commencer la construction aussitôt que l’école se termine, à la fin de juin et ça devrait permettre au gros travail de se faire sur le terrain avant que les élèves entrent en classe à la fin de l’été. Ensuite, nous pourrions avoir une structure fermée pour l’hiver et l’intérieur de l’immeuble complété pour l’année scolaire suivante. L’échéancier prévu devrait être respecté » de poursuivre M. Lavigne, qui rappelle que le projet est évalué à 3,2 millions de dollars.