Commission scolaire francophone de division Inciter les jeunes à rester Dans le but d’inciter les jeunes à poursuivre leurs études secondaires en français, la Commission scolaire francophone de division pourrait avoir recours à un programme créé en Colombie-Britannique. Simon Bérubé C’est le mercredi 16 juin dernier que les commissaires de la Commission scolaire francophone de division (CSFD) se réunissaient pour la dernière fois de l’année scolaire en cours. En plus de discuter des affaires courantes de la commission, les commissaires ont eu droit à une présentation donnée par Louise Leduc, directrice des services pédagogiques au Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique, sur la manière par laquelle les franco-colombiens espèrent garder les jeunes francophones à l’école francophone. L’initiative du Conseil scolaire de la Colombie-Britannique s’appelle le Passeport francophone communautaire. Au téléphone depuis la Colombie-Britannique, Mme Leduc a expliqué que le programme commence avec la 8e année et s’étend jusqu’à la 12e année. Au cours de ces cinq années, les élèves ont la possibilité d’amasser des points en participant à différentes activités ou en s’illustrant dans divers domaines. Par exemple, en complétant un nombre d’heures déterminé de bénévolat, l’élève gagne un certain nombre de points. Il accumule aussi des points s’il est élu au conseil étudiant, s’il participe au concours d’art oratoire, s’il participe au camp de plein-air, etc. « Il y a plusieurs activités spécifiques à chacun des niveaux. Le but de ces activités est de favoriser le développement linguistique et culturel du jeune », de souligner Mme Leduc, qui a offert à la CSFD de faire participer les élèves ténois à certaines de leurs activités, comme le camp de plein-air qui se tient à Powell River. C’est en 11e et 12e années qu’arrivent les récompenses. En 11e année, les élèves ayant accumulé 1000 points pourront prendre part à un voyage historique à Montréal, Ottawa et Québec. En 12e année, ceux comptant 1500 points pourront participer à un voyage de coopération internationale. Pour le directeur général de la CSFD, Gérard Lavigne, le projet ténois pourrait voir le jour dès le début de la prochaine année scolaire, avec la classe de 8e année. « Ça va dépendre de l’appui financier du gouvernement fédéral, mais on pense que ça cadre bien dans le Plan Dion, sur la dualité linguistique », indique-t-il. Selon ce dernier, l’intérêt d’une collaboration avec la Colombie-Britannique serait d’offrir la possibilité aux petits groupes d’étudiants de Hay River et de Yellowknife de participer à des activités majeures. M. Lavigne évoque aussi la possibilité que les relations soient plus fréquentes entre la CSFD et le Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique. Finances Il a été confirmé que l’année financière en cours se terminera, au 30 juin, avec un déficit d’un peu plus de 30 500 $. Bien entendu, ce déficit ne sera officiel que lorsque les vérifications comptables seront effectuées, au cours de l’été. Quant au déficit accumulé, il devrait atteindre quelque 283 000 $. Les commissaires ont aussi profité de cette dernière rencontre de l’année pour adopter le budget de l’année scolaire 2004-2005. Pour la prochaine année, on compte sur des revenus de 2 080 872 $ et des dépenses de 2 074 330 $, ce qui laisserait la CSFD avec un surplus de 6500 $. L’élaboration du budget a cependant constitué un défi, pour le personnel de la CSFD, puisque alors que l’argent que la CSFD recevra du gouvernement territorial est connue, celle qui proviendra du gouvernement fédéral demeure incertaine. Deux sources de financement proviendront effectivement du ministère du Patrimoine canadien, soit celle de l’Entente Canada-Communauté, venue à échéance en mars dernier et faisant l’objet d’une année intérimaire. Enfin, il y a l’enveloppe prévue au Plan Dion, dont les détails sont encore inconnus. Embauches du personnel La CSFD a complété son processus d’embauche pour la rentrée d’août 2004. Une nouvelle enseignante fera son entrée à l’École Allain St-Cyr. Il s’agit d’Isabelle Cormier, résidente de Yellowknife depuis l’automne dernier. Mme Cormier pourra aussi compter sur l’aide d’une stagiaire de l’Université de Régina. Martine Gauvin sera de retour de son congé parental et reprendra son poste à la maternelle. De son côté, Brigitte Bergeron fera un retour à l’École Allain St-Cyr pour le soutien aux élèves. Les contrats des deux aides de classe sont terminés et l’école de Yellowknife, tout comme l’École boréale de Hay River, pourra compter sur une monitrice de français. Du côté de Hay River, deux nouvelles personnes feront leur apparition. Il s’agit de Chantal Payeur, provenant de Hearst, dans le Nord de l’Ontario, et de Isabelle Thibeault, qui arrive de la région de Montréal. Construction de l’École boréale Le président de la CSFD, André Légaré, avait de bonnes nouvelles pour ses collègues commissaires, alors qu’il a été confirmé que la ministre du Patrimoine canadien, Hélène Chalifour-Scherrer, a apposé sa signature sur l’Entente de contribution entre le gouvernement fédéral et le gouvernement territorial pour la construction de l’École boréale de Hay River. Ne reste plus, maintenant, qu’au ministre territorial de l’Éducation, de la Culture et de la Formation, Charles Dent, de faire de même. M. Légaré a mentionné que maintenant que ce dossier est politiquement presque réglé, il s’attend « à ce que M. Dent se conforme à ses déclarations puisqu’il avait dit qu’il attendait que cette entente soit signée avant d’aller de l’avant avec le dossier de l’École Allain St-Cyr ». Sur le terrain, à Hay River, il semble que la publicité concernant les demandes de soumission pour la construction de l’école sont publiées pour la première fois cette semaine. Cette étape était prévue, selon les échéanciers, pour la fin du mois de mai, si bien que le chantier accusera un certain retard.
Inciter les jeunes à rester Commission scolaire francophone de division

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