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le Vendredi 17 septembre 2004 0:00 Éducation

La garderie Plein Soleil a une nouvelle présidente

La garderie Plein Soleil a une nouvelle présidente
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La garderie francophone de Yellowknife a tenu son assemblée générale annuelle lundi dernier.

Durant cette assemblée, un nouveau conseil d’administration a été élu. C’est désormais Sigrún Geirsdóttir qui assurera la présidence. Celle-ci siégeait déjà sur le conseil d’administration, en tant que conseillère, l’an dernier. « Ce que je prévoit c’est de continuer sur la même route », dit-elle. Son principal objectif est de maintenir la qualité des services de la garderie Plein Soleil, « la meilleure garderie en ville », assure la femme d’origine islandaise.

La présidente sortante, Sylvie Savoie qui était en congé de maternité l’an dernier a expliqué à L’Aquilon qu’elle aura moins de temps libre cette année étant donné qu’elle est retournée au travail et que c’est pour cette raison qu’elle quitte la présidence. Mme Savoie conserve tout de même des responsabilités puisqu’elle a été élue à un poste de conseillère « pour assurer un suivi auprès des nouvelles », dit celle qui a occupé la présidence du Conseil d’administration de la garderie Plein Soleil pendant un an.

Les cinq autres conseillères sont : Christine Roebuck, Sylvie Hayotte-Rourke, Suzanne Flokstra, Sue McElroy et Martine Gauvin. Tous les postes ont été élus par acclamation.

États financiers

Les états financiers de la garderie ont étés présentés par le comptable Paul Fleury. L’exercice budgétaire qui se terminait le 31 mars 2004, s’est soldé par un déficit de 21 161 $. L’an dernier la garderie avait encaissé un surplus de 18 012 $.

Les revenus de la garderie ont été plus grand d’environ 20 000 $ en 2004. Mais les dépenses ont aussi été plus importantes, de presque 60 000$. C’est surtout au niveau des salaires et des frais de formation que l’on a constaté une augmentation des dépenses.

Quant au surplus accumulé, en 2003, la garderie avait un excédent de 15694$. Mais avec le déficit de cette année c’est désormais avec une insuffisance nette de 5439$ qu’elle entreprend la présente année financière.

Au moment d’annoncer ces chiffres, Paul Fleury a voulu se faire rassurant. « Quand on est un organisme sans but lucratif ce n’est pas toujours bon d’avoir des surplus parce que ça peut inciter le gouvernement à diminuer le financement », a indiqué le comptable.

Rapport

La coordonnatrice de la garderie Plein Soleil, Arlette Fonteneau, a dressé un bilan, somme toute, positif de la dernière année d’opération. « La garderie Plein Soleil, a-t-elle souligné, a connu cette année un franc succès et le taux d’occupation est de 100 % .» Elle note toutefois que la garderie a été incapable de répondre à toutes les demandes et que le nombre limité de place force parfois des parents a envoyer leurs enfants dans des garderies anglophones.

Elle a aussi indiqué quelques soubresauts au niveau du personnel. « Deux monitrices ont quitté la garderie. Elles ont été remplacées avec difficulté, puisque ces personnes ont quitté très vite! », a raconté la coordonnatrice. Pour palier à ses départs impromptus, des membres du conseil d’administration ainsi que la mère d’un des enfants ont dû faire des remplacements. Cette année les monitrices sont Nadine Petit (quatre ans), Lise Cayer (deux ans), Sylvie Palin (quatre ans), (Annie Gourde (trois ans) et Rachisa Bey (0-18 mois). Cette année encore, Patricia Hernot devait s’occuper des trois ans, mais elle quitte au début octobre, a-t-on appris.

D’autre part, Mme Fonteneau a annoncé que le programme de francisation pour les enfants de quatre ans et trois ans se poursuivrait cette année et qu’il serait également ouvert aux deux ans dès octobre. Le programme musical sera aussi maintenu, a-t-elle assuré.

Présentations

Enfin, l’assemblé s’est conclue par deux présentations. Yvonne Careen, présidente de l’Association des parents ayants droit de Yellowknife (APADY) est venu parler de son organisation qui défend les droits des parents francophones.

Tous les parents dont les enfants vont à la garderie Plein Soleil ou à l’école Allain St-Cyr recevront de l’information sur l’APADY et sont invités à s’y inscrire. « Ça coûte juste cinq dollars », a-t-elle rappelé avec insistance. Cette année l’APADY compte offrir une formation aux parents sur la lecture en français avec leurs enfants, inviter la spécialiste de l’éducation en milieu minoritaire Lise Paiement et développer un site Web. Mais surtout, l’APADY veut faire pression pour un agrandissement de l’espace pour l’éducation en français à Yellowknife. Au rythme auquel la fréquentation de l’école Allain st-Cyr et de la garderie Plein Soleil augmente « d’ici deux ans cette école va éclater », a déclaré Mme Careen.

Ensuite le directeur général de la Fédération Franco-TéNOise, Léo-Paul Provencher, est venu parler en son nom personnel de la possibilité qu’un centre scolaire communautaire francophone soit implanté à Yellowknife. M. Provencher, et cinq autres Ténois, avaient visité des centre scolaire communautaire de l’Alberta et de la Saskatchewan en avril dernier. Un rapport devrait être déposé à cet effet au courant de l’automne.

Visiblement enthousiasmé par la formule de centre scolaire communautaire, M. Provencher a déclaré qu’il s’attendait à ce que ce projet se butte à une résistance politique s’il est mis de l’avant. « Les centres scolaires communautaires au pays, a-t-il dit, n’ont jamais été donnés par les gouvernements; ils ont été accordés devant les cours de justice. »