Un appui entier
Manque de places, manques d’espace, voilà bien un dossier qui hante l’École Allain St-Cyr depuis quelques années. En fait, depuis sa fondation en 1989, dans les portatives situées dans la cour de l’École J.H. Sissons, rares sont les années où l’École Allain St-Cyr n’a pas éprouvé de difficulté pour loger tous les élèves, le personnel et le matériel. Même en 1999, lorsque le nouveau bâtiment a été construit sur la rue Taylor, le problème de l’absence de gymnase s’est présenté dès les tout débuts. Il y a deux ans, c’était la place de la garderie Plein Soleil (son programme d’après école se faisait éjecter de la rotonde) et l’espace de cafétéria disparaissait. Quelques années plus tard, il n’y a toujours pas de gymnase et pas non plus de place pour une expansion du programme vers la fin du secondaire.
Au Canada, l’éducation est un sujet qui relève des administrations provinciales et la délégation de pouvoir du fédéral en fait aussi un domaine de juridiction territoriale. Le problème, et cela je l’ai noté à maintes reprises dans mes éditoriaux, c’est que le gouvernement territorial refuse d’assumer ses obligations. Il tient la population étudiante francophone en otage et réussit toujours à refiler le fardeau financier de l’éducation sur le gouvernement fédéral. Lors de la construction du bâtiment actuel, le fédéral a injecté plus de trois millions de dollars dans l’école alors que le territorial s’est contenté d’offrir quelques services internes et un terrain. Plutôt que de financer dollar pour dollar et bâtir une école digne de ce nom, on se retrouve quelques années plus tard avec une moitié d’école.
Pas étonnant que des parents soient exaspérés de cette situation. Pas étonnant que mes éditoriaux trouvent finalement un écho auprès des parents et que ceux-ci envisagent, finalement, de poursuivre les responsables de cette situation. Vous avez notre plein appui.