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le Vendredi 18 août 2006 0:00 Éducation

Incendie à l’école St-Joseph YK1 prends des colocs

Incendie à l’école St-Joseph YK1 prends des colocs
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Cinq des onze classes d’immersion française de l’école St-Joseph, de la commission scolaire Catholique de Yellowknife, passeront l’année scolaire 2006-2007 dans les murs d’une école de la commission scolaire publique Numéro 1 de Yellowknife.

C’est la solution qui a été trouvée pour pallier aux besoins urgents d’espaces de l’école catholique provoqués par un incendie qui a ravagé une partie de l’école St-Joe’s, dans la nuit du 3 août.

Le brasier dont l’origine demeure inconnue a emporté quatre salles de classes portables et un gymnase miniature. Cinq classes de l’aile des 5e et 6e années de même qu’un laboratoire d’informatique de cette même aile ont également été endommagés par l’eau et la fumée au point où il a fallu les abandonner.

« Certains élèves vont devoir déménager. Certains temporairement ; et d’autres de façon plus permanente », a annoncé le surintendant de la commission scolaire Catholique, Kern Von Hagen, a une foule bondée de parents, réunie dans le gymnase de St-Joe’s pour une rencontre spéciale, le 15 août.

Déjà affligée, avant le sinistre, par un manque d’espace, la commission scolaire Catholique a dû se tourner vers la commission scolaire publique Numéro 1 de Yellowknife (YK1) pour reloger les neuf groupes jetés sur le pavé.

« En temps de crise, il est important que nous travaillions tous ensemble. Dans ces moments difficiles nous devons demeuré concentré sur ce qui est le meilleur pour les enfants », a commenté par voie de communiqué la présidente du conseil scolaire de YK1, Reanna Erasmus.

Cinq groupes du programme régulier anglophone de la 4e à la 6e année occuperont des locaux de l’école William Macdonald pour une période temporaire d’au plus deux mois. Mais pour les quatre classes d’immersion déplacées à N. J. MacPherson, située à quelques pâtés de maisons de l’école St-Joseph, le séjour durera « au moins un an », a précisé Von Hagen.

Au lieu de réinstaller ces élèves dans de nouvelles salles de classes portables, l’école devancera plutôt son projet d’agrandissement permanent déjà sur la table. C’est pour cela que les élèves d’immersion devront passer toute l’année dans un bâtiment de la commission scolaire concurrente. « Nous devons penser autant à l’avenir qu’à l’immédiat », a expliqué le surintendant.

Une année normale

En dépit de la gravité relative de la situation, les autorités de la commission scolaire Catholique assurent que l’année scolaire sera, à quelques détails près, une année normale.

« Les élèves [déplacées] ne seront pas exclus. Ils continueront de faire partie de notre école. Ils seront encore dans la communauté de St-Joe’s et ils participeront à toutes nos activités », a promis Kern Von Hagen aux parents.

Aussi bien à N. J. MacPherson qu’à William MacDonald, les élèves auront accès à des laboratoires d’informatique, à la bibliothèque et à du temps de gymnase. Pour les élèves d’immersion, une partie du matériel en français de l’école St-Joseph sera transférée à N. J. Macpherson et ce qui ne peut pas être transféré sera dupliqué afin qu’aucun élève ne soit injustement défavorisé par le déménagement, a-t-on annoncé.

En tout temps, une directrice adjointe bilingue sera disponible pour les élèves d’immersion relocalisés. Les directrices Marie Leblanc, qui vient tout juste d’arriver à Yellowknife, et Yvonne Careen se partageront un bureau de direction dans l’école de la commission scolaire YK1.

En outre, les activités liturgiques et parascolaires de même que le programme après-école seront maintenus et seront accessibles à tous les élèves de St-Joe’s, sans égard au lieu où se trouve leur classe. Les élèves n’auront même pas la gâterie d’une semaine ou deux de vacances de plus : les classes reprennent le 29 août pour tous les élèves de la commission scolaire Catholique.

Aux deux écoles, les classes offertes par YK1 sont regroupées entre elles et il a été convenu que les élèves des différentes commissions scolaires auraient des horaires de récréation et de dîner différents.

Malgré tout, la présidente du conseil scolaire catholique, Shannon Gullberg, ne cache pas que la situation est difficile. « À ce point-ci, nous nous devons d’être une communauté. Nous devons nous rallier ensemble dans cette période d’adversité », a lancé aux parents Gullberg qui se trouvait en Alberta et a harangué la foule par téléphone.

Pour les parents dont les élèves fréquentent la commission scolaire YK1 et qui désirent en savoir davantage sur la façon dont leurs écoles seront affectées par cette situation, une réunion d’information aura lieu le 22