le Dimanche 31 août 2025
le Vendredi 2 mars 2007 0:00 Éducation

Des activités pour stimuler l’envie d’apprendre

Des activités pour stimuler l’envie d’apprendre
00:00 00:00

Plusieurs ateliers se sont enchaînés à l’École Boréale à la fin du mois de février. Djumbé, théâtre et traditions Dénés. Trois intervenants différents pour amener les enfants à attiser l’étincelle du savoir, celle qui donne le goût d’apprendre et apprendre encore.

La semaine du 19 au 23 était rythmée par les Tamtams africains. Les élèves intéressés pouvaient chevaucher leur djumbé et découvrir des rythmes de base en frappant la peau du tambour. Maxime Deschesnes a tenu des sessions de groupe, vu le nombre de percussions présentes à l’école. Il estime que c’est une chance que l’école ait investi dans ces instruments. « Quand je suis arrivé ici, je savais qu’il y avait une vingtaine de djumbés à disposition pour les ateliers, je m’attendais à des petits tamtams pour enfants, mais je suis resté surpris de leur grandeur et de leur qualité». Pour sa première intervention dans une école, Maxime à été charmé par «l’atmosphère Boréale». Il explique que l’espace central englobe tout, même les portes de classes n’y résistent pas. Les jeunes, au début de la semaine, tapaient et n’écoutaient que d’une oreille, mais la force du groupe et mes interventions les ont poussés à comprendre les rythmes simples et à sentir qu’ils pouvaient maîtriser un instrument qui fait bouger les foules.

En quelques répétitions, les élèves de la 1re à la 4e année ont monté un spectacle pour le vendredi qu’ils ont joué devant leurs parents. Un conte retraçant l’épopée d’animaux musiciens et des improvisations de groupe. « Jouer avec d’autres musiciens, c’est une belle façon d’apprendre. On atteint un unisson, une communion unique qui fait qu’on apprend toujours. Lorsque je joue avec du monde, je m’arrête pour écouter et sentir le rythme dégagé par les autres. C’est ce que j’ai voulu transmettre aux élèves, la capacité d’écouter et de répéter des séquences de percussion. »

Lundi 26 et mardi 27 février, c’était le théâtre et quelques ficelles du métier que Luc Boulanger présentait aux différentes classes de l’établissement. Venant de Québec, ce metteur en scène avec plus de 15 ans d’expérience, écrit des pièces pour enfants et des textes pour du théâtre joué par des enfants. Un exercice qui n’est pas très courant chez les auteurs prétend-il. Par les ateliers, il enseigne la diction et la bonne stature pour parler fort. Des éléments essentiels pour que les répliques se dispersent sur l’ensemble de l’audience. Il faut aussi bien se positionner aussi pour donner au jeu de scène une profondeur et un dynamisme recherché par les metteurs en scène. Pour Luc, il est important que les enfants soient capables d’intégrer un rôle, de le comprendre et d’en exploiter les facettes. Il veut leur faire comprendre que sur la scène ils sont comme des instruments de musique et qu’ils vont jouer dans une symphonie orchestrée par le metteur en scène. « Les enfants sortent des ateliers avec des outils. Pour plusieurs c’est une révélation, ils se rendent compte que le théâtre demande beaucoup d’investissement personnel, certains ressortent découragés et d’autres confiants. »

Au même moment, le centre du patrimoine septentrional Prince de Galles de Yellowknife envoyait son représentant du service du programme scolaire en français, en la personne de Martin Dubeau. Avec le mandat d’apporter la collection du musée aux écoles éloignées plutôt que le contraire, Martin est venu présenter la collection éducative relative aux artefacts Dénés d’un musée écossais présents au centre en ce moment : Dè t’a Hoti Ts’eeda ou les choses utiles de la terre. « Mon but, précise t-il, est que les enfants se posent plus de questions après qu’avant mon intervention. Je leur fais découvrir une culture par le toucher et l’expression de leurs sentiments. Je trouve que c’est une expérience qui reste plus présente qu’un simple discours ». Les enfants ont pu apprécier les robes en caribou, les sacs en tendons de muscles, les vestes en orignal, les poupées, les mitaines et les outils confectionnés par les peuples Dénés.