le Samedi 17 janvier 2026
le Jeudi 13 octobre 2011 12:49 Éducation

Camp de leadership Hay River à la recherche des leaders de demain

Camp de leadership Hay River à la recherche des leaders de demain
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  Près d’une cinquantaine de jeunes des écoles Boréale et Allain St-Cyr ont participé, la semaine dernière à un camp bien particulier. « Le but c’était de sortir les jeunes de leur contexte, leur faire rencontrer le restant de la communauté francophone étudiante », affirme Mélanie Sérurier, enseignante de français de la 7e à la 12e année, à l’école Boréale. Pendant trois jours, les élèves, accompagnés de cinq enseignants, se sont ouverts aux caractéristiques d’un bon leader, au camp de M. Boyd Warner, en pleine nature.  En plus des nombreux jeux et activités, l’expérience comportait également un volet sur la culture autochtone : « Des aînés de la Nation Dené-kedé sont venus partager leur savoir. Ce fut aussi un moment de réflexion, une sorte de manhood, womanhood. »  Différents leaders  Les jeunes de 7e, 8e et 9e ont pu découvrir, à l’occasion de leur séjour, quatre types de leadership : l’avocat du diable, le visionnaire, le leader d’action et le leader social. « Cela permet d’apprendre aux étudiants que le leader ce n’est pas seulement celui qui va parler fort en avant. Il y a des gens qui ne parlent pas, mais qui sont là pour agir et inciter les autres », ajoute l’enseignante.  Un succès mitigé  Les réactions quant à la réussite de ce camp de leadership sont plutôt partagées. D’abord, parce que ce camp demande habituellement que certains élèves soient ciblés alors que tous y ont participé. De plus, certains jeux ont été plus appréciés que d’autres. Néanmoins, Mélanie Sérurier est très satisfaite de l’expérience : « Disons que le lundi matin, dans le bus qui nous menait au camp, les deux écoles étaient séparées, il n’y avait pas beaucoup de bavardage. Mais quand on est revenu après trois jours, c’était les câlins et les au revoir. »  Une expérience à renouveler  Cela fait près de quatre ans que le camp de leadership est intégré au programme scolaire de l’école Boréale et l’expérience n’est pas près de se terminer. « On ne sait pas si cela aura lieu au même endroit l’année prochaine, mais c’est certain que c’est une tradition qu’on veut garder et qui impliquera toujours les Autochtones », avoue Mme Sérurier.