La journée carrière et le Forum du français pour l’avenir organisé par le Conseil de Développement économique des TNO ont eu lieu le vendredi 28 octobre dans les locaux de l’Arts Run Community Center.
Plusieurs ateliers étaient au programme pour les jeunes des différentes écoles de Yellowknife.
Mais l’un des grands moments de la journée, pour les étudiants, était la venue du conférencier et motivateur Martin Latulipe, invité par le Conseil de développement économique des Territoires du Nord-Ouest.
Martin Latulipe, un ancien capitaine de l’équipe canadienne de hockey universitaire, a raconté son parcours qui l’a amené à devenir conférencier.
L’ex-joueur de hockey a reçu un coup de patin à la gorge lors des Universiades de 2001, qui avaient lieues en Pologne. Il a compris ainsi que ce sport n’était pas fait pour lui.
Un peu à la recherche de ce qu’il voulait faire, l’idée l’a frappé de devenir conférencier et d’apprendre aux gens à éveiller leur potentiel.
Martin Latulipe a raconté aux étudiants des différentes écoles francophones et d’immersion de Yellowknife, plusieurs anecdotes pour faire passer son message de confiance en soi.
« Faut que tu comprennes que t’es pas meilleur si toi t’as rien ressenti », expliquait le conférencier. « T’sais, il y en a des fois qui sont comme : “J’ai rien senti, dude. Ching (En essuyant le revers de sa veste).” T’es pas meilleur pour ça, ça veut juste dire que t’as plus d’habiletés à prendre la parole en public. Mais le point important ici, c’est que la peur vient souvent effriter notre fierté. Je dirais que souvent quand on est confronté à un défi, quand on est confronté à quelque chose de nouveau, à quelque chose qui n’est pas la majorité, souvent on va s’isoler et se sentir comme “ah whatever” et ça va nous faire perdre de notre fierté. »
Ateliers de travail
Justement, Martin Latulipe donnait aussi un atelier sur la communication, puisqu’après la conférence et le lunch, les étudiants étaient séparés en groupes pour participer à des ateliers de carrière.
Les adolescents ont pu se rendre par exemple à l’hôpital ou à la caserne de pompiers pour rencontrer des gens du métier sur place et expérimenter les techniques utilisées par les travailleurs du domaine qu’ils avaient choisi.
D’autres ont plutôt préféré rester dans les locaux de l’Arts Run Community Center, où se déroulaient quatre ateliers, dont celui de Martin. Il avait préparé un damier de cases et demandait aux élèves de passer à travers son « labyrinthe » en usant de communication.
Le coordonnateur de la Fédération franco-ténoise, Étienne Croteau, avait pour sa part un atelier de cuisine succulent, où il invitait les gens à préparer avec lui des cupcakes faits à base de courges, come la citrouille.
L’artiste Alison McCreesh livrait de son côté un atelier pour apprendre à produire une bande dessinée. Les participants pouvaient repartir ensuite avec leur BD de six pages dans un petit livre.
Et ceux qui n’ont pas peur de se couvrir de ridicule ont pu rejoindre l’agente de projets de l’Association franco-culturelle de Yellowknife, Pascaline Gréau, dans un atelier d’improvisation des plus mouvementé.
Forum pour l’avenir du français
La journée organisée par le CDÉTNO ne se voulait pas uniquement une journée carrière, puisque c’était aussi l’occasion de tenir avec les différentes écoles francophones un forum pour l’avenir du français.
Toutes les activités organisées lors de la journée carrière se déroulaient en français, tout comme la conférence de Martin Latulipe.
Le motivateur n’a pas manqué de souligner l’importance de valoriser la langue que l’on parle et de ne pas avoir peur de l’afficher même dans un milieu majoritairement anglophone.
Selon l’organisatrice de l’événement pour le Conseil de développement économique, Julie Lacroix, la journée s’est bien déroulée.
« Pour ce qui est de la journée en tant que telle, j’ai trouvé ça vraiment cool, les élèves ont embarqué. Le conférencier, je pense, a vraiment été beaucoup, beaucoup aimé. Les ateliers ont été participatifs, le monde a aimé. Donc je pense que ça a été quand même un succès dans l’ensemble. »
Il y a tout de même eu quelques petits ajustements à faire, notamment le vestiaire qui n’avait pas été prévu et qu’il a fallu improviser.
Mais Julie Lacroix ajoute tout de même que ce sera certainement un événement à retenter l’année prochaine.
