Patrick Poisson, enseignant de 5e et 6e années à l’école Boréale effectue un retour en classe après une année sabbatique. Il revient dans le Nord la tête pleine de projets.
Se retirer durant une année entière pour se ressourcer, Patrick Poisson a pris ce risque. Il est parti à Montréal, pour une année sabbatique où il a pu suivre divers cours pour sa culture personnelle et voir sa famille. Il le dit bien, ce n’est pas pour cause de surmenage ou par manque d’intérêt pour son emploi qu’il s’est retiré. Au contraire, il lui a semblé difficile de laisser sa classe. Il est maintenant prêt à affronter une nouvelle année scolaire remplie de projets.
« Je n’étais pas inquiet de reprendre les cours, mais j’avais hâte de voir comment j’allais réagir physiquement à me lever tous les matins à 7 h. Je suis content d’être revenu », avoue M.Poisson.
Durant son année buissonnière, l’enseignant a, entre autres, pris des leçons de Taï Chi, de batterie et d’Aïkido. Il a également participé à une émission de radio communautaire (Les Nyctalopes) et fait du bénévolat. Il a, de plus, enchaîné les escapades, notamment au Mexique, à New York, à l’Île-du-Prince-Édouard et aux Îles de la Madeleine.
Montréal-Hay River
Pour cet amant des petites villes et des grands espaces, la métropole québécoise devenait de plus en plus difficile à supporter. L’enseignant ressentait l’appel du Nord, encore une fois.
« Je reprends possession de ma maison tranquillement. J’ai aussi acheté un ensemble de batteries et je veux m’impliquer à la radio. J’aime revoir les gens d’ici et faire du vélo », explique Patrick Poisson.
Son expérience radiophonique à Montréal a donné à ce dernier le goût de poursuivre ses collaborations dans le Nord.
« Je sens que parmi les nouveaux arrivants, il y a un côté musical qui veut se développer à Hay River », se réjouit-il.
M. Poisson soutient que plusieurs des groupes qu’il a interviewés pour son émission, Les Nyctalopes, étaient fascinés de savoir que le tout était rediffusé dans les Territoires du Nord-Ouest. L’enseignant pense également s’impliquer dans le milieu francophone pour faire découvrir ces artistes aux communautés nordiques.
Si M. Poisson ne cache pas qu’il a complètement décroché de la vie scolaire, il confirme qu’il a « raccroché » de temps à autre pour suivre le développement concernant les décisions de la Cour sur la gestion des écoles francophones. Satisfait de voir que la cause continue d’avancer, même à petits pas, il reste tout de même réaliste.
« Je suis conscient qu’il y aura des retombées concrètes positives, mais dans combien d’années? Est-ce que je serai encore ici quand l’école Boréale aura un gymnase… », s’interroge-t-il.
