Deux jeunes femmes sont arrivées aux Territoires, et ce, pour y passer les neuf prochains mois en tant que monitrices de langue française. Venant toutes deux du Québec, les femmes ne se sentent pas dépaysées… ou du moins pas encore!
Émilie Turcotte et Nora Benkadri se sont installées à Yellowknife il y a quelques semaines pour être bien prêtes pour la rentrée scolaire. Cette dernière s’annonçait bien excitante pour celles-ci puisqu’elles l’ont vécu pour la première fois en tant que professionnelles. Les bancs d’école n’étant pas loin derrière les deux jeunes femmes. Émilie sera monitrice de langue à l’école J.H. Sissons et Nora travaillera du côté de l’école St-Joseph.
Nora Benkadri, est née en France à Nantes, mais demeurait au Québec depuis plus de dix ans dans les régions de Charlevoix et de la Gaspésie avant de déménager dans la capitale du diamant. Les questions suivantes aideront à comprendre ce changement dans sa vie.
Qu’est-ce qui vous a incité à choisir les TNO?
J’avais déjà entendu parler de Yellowknife et une occasion s’est proposée et sur un coup de tête, je l’ai saisie. Pour l’instant, je n’ai pas vu grand-chose, mais j’aime déjà ça parce que j’aime me promener au bord des lacs et il y en a beaucoup.
Qu’est-ce qui vous plait dans le métier de monitrice de français?
Triper avec les élèves et d’une façon ludique, sans qu’ils s’en rendent vraiment compte des fois, ils apprennent des affaires, ce qui leur permet de mieux parler en français.
Quelles sont vos attentes au cours de la prochaine année? Professionnellement?
J’espère apprendre encore de nouvelles choses parce que ce n’est pas la première fois que je suis monitrice de langue et humainement ça apporte des échanges interculturels. J’ai bien hâte de voir ce que je vais découvrir, ici, dans les TNO.
Après la fin de votre contrat, prévoyez-vous retourner dans la province que vous habitiez avant?
Je suis prête à rester ici pour un petit bout s’il y a des opportunités d’emploi offertes. J’ai démissionné de mon ancien boulot à Charlevoix, donc plus rien ne m’attend là-bas.
Nora Benkadri aimerait que les jeunes gardent une ouverture d’esprit sur ce qui les entoure et ne se concentrent pas seulement sur leur petit monde.
Émilie Turcotte, originaire d’Alma au Saguenay-Lac-Saint-Jean, a 23 ans et a quitté son patelin avec son copain pour venir vivre la grande aventure du Nord Canadien! Tout récemment établie dans la communauté, Émilie a partagé ses premières impressions!
Pourquoi avoir choisi les TNO?
Avec le programme Odyssée, il fallait choisir un endroit qui nous intéressait et je me suis dit que le Nord est un endroit que j’aimerais visiter sans nécessairement y aller pour un voyage, donc je me suis dit que ce serait bien d’aller travailler là.
Et qu’est-ce qui explique que vous avez choisi Yellowknife?
Nous avions des choix dans les Territoires du Nord-Ouest (Hay River, Fort Smith et Yellowknife) et lorsque j’ai effectué le mien, j’ai préféré la grande ville pour pouvoir me sentir un peu comme chez moi.
Qu’est-ce vous pensez jusqu’à présent des TNO et de Yellowknife?
On trouve que cela ressemble beaucoup à chez nous, sauf en plus froid un peu. C’est certain que l’on n’a pas encore tout visité, mais pour le moment, nous nous plaisons bien! Les gens sont très accueillants et chaleureux. Aussi, ils viennent en aide aux autres rapidement ce qui est appréciable.
Qu’aimez-vous des tâches que vous avez à accomplir?
Enseigner ma langue et ma culture par l’entremise de qui je suis. Être en contact avec les jeunes, être près d’eux donne du bagage et procure la satisfaction d’apprendre quelque chose aux autres. Ça me permet aussi de travailler en lien avec mon métier d’éducatrice spécialisée.
Avez-vous l’intention de demeurer ici longtemps ou vous comptez retourner à votre ancien domicile?
Il est encore trop tôt pour le dire, mais je suis quelqu’un qui aime voyager, donc peut-être que je ne demeurerai pas dans les Territoires du Nord-Ouest, mais j’irai travailler ailleurs dans les autres provinces.
Le jeune couple aimerait vivre les expériences de la pêche et de la chasse et voir ce qu’il n’y a pas au Québec. « Nous voulons découvrir la nature du Territoire! », a dit Émilie Turcotte.
Un poste de moniteur de langue est toujours disponible à l’école Alain St-Cyr.
