Voilà rendu le tour de l’école St-Patrick d’offrir à ses élèves un conseil franco-culturel. Six membres sont désormais à la disposition de leurs confrères pour « améliorer » les choses ou organiser de nouvelles activités dans leur école.
Cinq élèves de la 9e et de la 10e année ont été élus afin de faire partie du comité franco-culturel de l’école St-Patrick, en raison de leur l’intérêt. Le 5 novembre dernier, les élus ont procédé à la distribution des rôles pour l’année scolaire en cours. Tout comme les autres comités franco-culturels et conseils étudiants des écoles des Territoires du Nord-Ouest, ce comité est parrainé par Jeunesse TNO. Ce qui le distingue, c’est que les membres ne comptent qu’une seule fille et que la nomination de la présidence a été faite par les jeunes élus, a dit Étienne Croteau, coordonnateur chez Jeunesse TNO. Le programme d’immersion est conçu différemment à l’école St-Patrick, de sorte que les cours sont variés dans les deux langues quotidiennement et que les élèves ne se côtoient pas tous au même moment, ce qui a exigé plus de travail pour le coordonnateur afin de rassembler le comité. Ainsi, seuls les élèves de la 9e et de la 10e année représenteront le reste de leur école, vu l’intérêt suscité par ces niveaux lors des mises en candidature. Au cours de la première rencontre, les élus avaient déjà des idées en tête quant à ce qu’ils feront pour améliorer les choses. Un des désirs des cinq élèves est de promouvoir le français sous différentes formes et même chez les plus jeunes. Ils désirent ainsi les inciter à fréquenter leur école qui offre des cours dans les deux langues. Pour l’instant, le groupe a proposé de traduire au moins les documents (papiers, publicités, etc.) diffusés dans leur établissement scolaire afin que les gens apprennent les mots en français.
Les cinq membres
Seth Karstad a été élu président lors de la rencontre de la semaine dernière. Celui qui est en 10e année ne souhaitait pas nécessairement obtenir ce poste : « Je ne voulais pas nécessairement être président parce que cela exige plus de travail et compte plus de responsabilités ». Il y avait aussi les rencontres auxquelles il doit assister qui le faisaient hésiter, car il suit des cours de cuisine et s’entraîne pour devenir sauveteur de natation. Il voulait s’assurer d’être capable de bien coordonner son horaire pour arriver à bien réaliser son rôle de président. À la question de savoir s’il aura plus de possibilités que les autres, il a répondu qu’il représente le comité, mais a mentionné ne pas vouloir être le roi de tout le monde.
Le trésorier de l’école St-Joseph est Reid Tait, un élève de la 10e année. L’adolescent aura à travailler avec les nombres et l’argent. Il a mentionné que cela l’aidera à maintenir ses connaissances en mathématiques et à lui prouver à quoi servent les enseignements qu’il reçoit dans cette matière.
Élève de la 9e année, Dorothy Andrusiak agira à titre de vice-présidente. Elle n’était pas entièrement certaine de vouloir réellement être à la présidence, mais a dit se contenter parfaitement de son poste de vice-présidente. Cela ne lui dérange pas du tout d’être la seule fille du groupe, elle a ajouté que pour elle, c’est de savoir parler français qui la rend fière. « Moi, je veux souligner le français, c’était ma raison de vouloir participer au comité franco-culturel. » Selon cette dernière, il n’y a pas assez de français dans toutes les sphères de son école. Finalement, elle a souligné vouloir intégrer des activités auxquelles elle inclura le français.
De son côté, l’administrateur aux communications ne sera nul autre que Nathan Dunne, élève de 9e année. Ce dernier aura à livrer les messages aux gens et à aider à la préparation des activités.
Celui qui agira comme secrétaire s’est dit satisfait du rôle obtenu. Franknel Pabay, aussi en 9e année, a commenté le fait qu’il n’y a qu’une seule fille dans le comité : « On pourrait apporter les idées des garçons et elle pourrait apporter les idées des filles et nous pourrions les combiner. Franknel Pabay a mentionné qu’il ne croit pas que cela cause de problèmes ou qu’il y aura plus d’activités masculines puisque ces derniers sont majoritaires dans le groupe parce que Dorothy saura bien défendre son opinion.
Dernier comité franco-culturel mis sur pied
Également, le dernier comité franco-culturel a été formé cette semaine du côté de l’école Samuel Hearne, à Inuvik, et des ateliers sur la politique canadienne et la simulation projets de loi ont été offerts aux élèves par l’organisme Jeunesse TNO.
