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le Jeudi 29 novembre 2012 13:24 Éducation

Une pensée pour les aînés Bricoler pour les personnes âgées

Une pensée pour les aînés Bricoler pour les personnes âgées
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Les élèves d’immersion des écoles East Three Elemantary et East Three High school d’Inuvik ont créé avec l’aide de Patrick Maltais des cartes de Noël qu’ils posteront à divers centres de personnes âgées francophones
dans quelques provinces du Canada. Au total, plus de 200 cartes seront confectionnées.

 

Le moniteur de langue de l’école East Tree d’Inuvik, Patrick Maltais, a proposé un projet à tous ses élèves : au cours des dernières semaines, chacun a bricolé une carte avec des souhaits soulignant la période des fêtes qui approche.

Il s’agissait d’un projet « dernière minute » comme l’a confié le moniteur de langue. Au départ, il se demandait quoi faire avec les jeunes et l’idée de remettre des cartes aux personnes âgées lui est venue. Son vœu premier était de pouvoir les envoyer au Manitoba, en Ontario et au Québec. Dans le même ordre d’idée, il choisira un centre par province avec des gens qui se retrouveront seuls pendant les moments de festivité qui accompagnent cette période de l’année. Pour Patrick Maltais, recevoir une telle marque d’affection de jeunes, même inconnus, constitue un beau cadeau.

L’initiateur du projet a été bien étonné de la réception des jeunes quant à l’idée de bricoler pour les personnes âgées. Il a souligné que ceux-ci posaient des questions et étaient intéressés. Également, il en a profité pour dire que « c’est éducatif, car ils ont travaillé leur français en composant le message inscrit à l’intérieur de la carte ». Le projet est exclusivement en français, malgré le fait que plusieurs jeunes ont laissé entendre qu’ils auraient voulu exprimer leurs souhaits en anglais. Patrick Maltais a souligné que pour lui, cela était important de promouvoir le français. Il a spécifié qu’il voulait l’inclure non seulement dans les jeux ou les activités comme il le fait actuellement, mais aussi dans la générosité et sous diverses formes. Aussi, l’un des objectifs avec l’activité était de faire prendre conscience aux jeunes qu’il n’est pas compliqué d’ouvrir le dictionnaire pour traduire les vœux qu’ils désirent exprimer et aussi qu’ils comprennent que ce n’est pas un long processus. Dans la carte, les élèves ont signé leur nom et leur âge. Patrick Maltais a écrit un petit mot qui mentionne qu’un élève en immersion dans l’Arctique canadien a bricolé la carte spécialement pour eux.

Ne rien attendre en retour
« Les enfants se sont vraiment appliqués sur les cartes et les résultats sont de toute beauté », a laissé savoir le responsable du projet. En ce qui concerne la rétroaction venant des aînées, elle n’est pas importante pour lui, car ce qui signifie le plus c’est le geste qu’ont posé les jeunes. Un des souhaits de Patrick Maltais c’est que ça devienne une activité récurrente et qu’elle prenne de l’expansion.