Le jour même de l’assemblée générale annuelle et de la soirée 5 à 7 du Collège nordique francophone,
le ministère de l’Éducation a fait une annonce visant des changements sur les programmes d’études postsecondaires.
La loi actuelle ne permet qu’un seul collège aux Territoires du Nord-Ouest. « Ils sont en train de rouvrir la Loi sur l’éducation [et] ont déjà commencé le travail, donc c’est excitant. […] Il faut qu’ils changent la loi pour permettre à d’autres collèges d’exister et d’offrir des crédits », a annoncé Josée Clermont, directrice du Collège nordique francophone. Des possibilités qui s’offriraient aussi au Centre de recherche et d’apprentissage Dechinta.
Les professionnels nécessitant des heures de formation continue chaque année pour maintenir leur statut pourraient bénéficier de ces crédits. « Le fait d’être accrédité nous [permettrait] d’aller chercher plus d’argent. Patrimoine canadien nous a dit qu’ils seraient capables de nous financer si on [était] accrédité », a expliqué la directrice, heureuse de savoir que le travail était entamé.
Le ministre n’a pas précisé à quelle date ce changement pourrait entrer en vigueur.
Nouveaux membres, nouveaux locaux
Deux nouveaux administrateurs se sont ajoutés au conseil d’administration, le 1er décembre : Marie-Ève Duperré, conseillère en communications et en langues officielles au ministère de la Justice, ainsi que Ken Landa, avocat pour Justice Canada. Jean-François Pitre (président), France Benoit (vice-présidente) et Lynn Hjartarson (administratrice) demeurent au conseil d’administration. Aussi présente lors de l’assemblée générale annuelle, la nouvelle agente administrative et aux communications en poste depuis début novembre, Frédérike Bergeron.
L’année 2015-2016 a été une année de mouvement pour le Collège, avec le déménagement dans des nouveaux locaux, un nouveau plan marketing et la mise en place d’évaluations des compétences langagières pour le gouvernement territorial. On constate dans le Rapport annuel 2016 du collège, un retour à la normale sur le plan des inscriptions, soit 187 étudiants, alors que 2014-2015 avait connu une période plus creuse, avec 77 étudiants inscrits. Les ateliers de conversation et de français ont été les activités les plus populaires.
Besoins du marché du travail
Actuellement, le Collège nordique francophone offre des cours de langue et quelques programmes par le biais de partenariats avec des collèges du Sud, mais aimerait étendre la gamme de ses programmes.
La directrice a aussi mentionné le désir de créer un comité de travail, pour étudier dans quels domaines le collège pourrait développer « des offres de cours, mais toujours en ligne, avec les besoins du marché du travail ». Elle fait référence à une étude intitulée Des compétences pour réussir, réalisée par le gouvernement territorial en collaboration avec le Conference Board of Canada, sur les postes qui seront en demande pour les 15 prochaines années.
Pour les diplômés du niveau collégial, l’étude indique que les emplois les plus recherchés seront entre autres : agent administratif, travailleur des services sociaux et communautaires et éducateur de la petite enfance. « Basé [sur cette étude] et sur le paysage de francophones et de francophiles, les possibilités de développement pour le collège seront déterminées », conclut Mme Clermont.
