Le ministre de l’Éducation, de la Culture et la Formation, Alfred Moses, a confirmé qu’il verserait les montants nécessaires pour le programme de prématernelle pour l’année scolaire 2017-2018.
Les commissions scolaires étaient alarmées d’être financièrement responsables du programme de prématernelle, gratuit pour les enfants de 4 ans, pour l’année scolaire 2017-2018.
Le 1er février, le ministre des Finances, Robert C. McLeod, a annoncé l’allocation de 2,7 millions de dollars pour le programme de prématernelle, indiquant que le versement serait effectué d’ici la fin des travaux de la 18e Assemblée législative, qui se terminent en 2019. Les députés et convives étaient perplexes suite à cette annonce jugée vague.
Pour clarifier la situation, le ministère de l’Éducation a convoqué, le 3 février, les directions générales des conseils scolaires des TNO en rencontre téléphonique afin d’annoncer l’engagement du ministre Moses à verser les montants du budget pour le programme de l’année scolaire 2017-2018.
Le lundi suivant, la Commission scolaire francophone des TNO (CSFTNO) recevait les formules de financement et était en mesure d’entamer sa planification budgétaire.
Au total, le GTNO estime que 5,1 millions de dollars suffiront pour le programme.
« Si on n’avait pas eu ces argents-là, il aurait fallu offrir le programme de la prématernelle, en défrayer les frais et les autres programmes en auraient souffert », souligne le président de la CSFTNO Simon Cloutier.
La commission francophone soulève toutefois que ce programme n’est pas pour autant financé à 100 % et son président donne en exemple le budget d’intégration scolaire : « C’est le budget où ils allouent des montants pour les enseignants de soutien, les assistants enseignants, toutes ces choses-là. On considère que les jeunes de la prématernelle, qui vont faire partie de l’école, doivent avoir accès à ces programmes-là aussi. La façon dont le ministère finance le programme d’[intégration scolaire] c’est juste de la maternelle à la douzième année, et nous disons que c’est injuste. On dit que ce n’est pas financé à 100 %?».
La CSFTNO affirme subir des compressions à trois endroits : l’intégration scolaire (dotation, formation, équipements spéciaux), l’administration et les programmes autochtones (camp de leadership, sensibilisation à l’histoire des pensionnats indiens, etc.).
« On a subi une bonne perte au niveau des effectifs des nombres d’étudiants l’année dernière pour une raison qu’on ne peut pas contrôler. Il y a des jeunes qui sont partis au secondaire comme toutes les années, mais on a aussi eu beaucoup de familles francophones qui ont déménagé l’an dernier. Nos nombres sont tombés et ça a affecté notre budget, notre financement pour l’année suivante », révèle également Simon Cloutier.
Selon les archives de L’Aquilon, le programme de prématernelle est offert à Allain St-Cyr depuis l’année scolaire 2016-2017 et un programme semblable existe à Hay River depuis plusieurs années, alors que des jeunes de trois ans et quatre ans passent quelques matinées par semaines à l’école Boréale. Les autres programmes francophones sont offerts par la Commission scolaire catholique, depuis six ans à l’école St.Joseph et à la Commission scolaire YK1, avec le programme d’immersion préscolaire quatre ans en place depuis la rentrée 2008, à l’école J.H. Sissons.
