La garderie francophone développe un outil pour rehausser le travail des éducatrices qui pourrait servir dans l’ensemble des garderies ténoises.
La garderie Plein Soleil pourrait être une des premières institutions du genre dans les trois territoires à se doter d’un programme de travail éducatif, qui favoriserait la croissance des enfants et tiendrait compte des cultures nordiques.
De tels programmes existent actuellement dans huit provinces canadiennes et proposent une orientation quant aux types d’activités, aux principes directeurs, à la conception des interventions et aux apprentissages. Ils permettent de rehausser la qualité des interventions et de conserver les lignes directrices lorsqu’il y a un roulement de personnel.
La garderie Plein Soleil (GPS) a engagé la coordonnatrice et productrice de spectacles et d’émissions pour enfants Caroline Lajoie-Jempson pour implanter une telle approche.
Projet
Le projet se déroulera sur deux ans, avec une mise à l’essai en septembre 2018 suivie du dépôt final en mars 2019. Caroline Lajoie-Jempson a déjà présenté au comité de la GPS une revue des programmes de la petite enfance au Canada et dans cinq autres pays : trois scandinaves, en raison de similitudes socio-économiques avec les TNO — et parce que la Finlande est mondialement renommée pour la qualité de son enseignement —, ainsi que l’Australie et la Nouvelle-Zélande, dont la perspective multiculturelle a beaucoup orienté certains programmes au Canada.
Le comité est invité à choisir parmi ces programmes des principes directeurs, des valeurs et des objectifs de développement de l’enfant qui ressemblent au contexte des francophones des Territoires du Nord-Ouest et à les adapter.
Points d’ancrage
« La perspective, dit Caroline Lajoie-Jempson, est multiculturelle et conserve l’idée de la réconciliation. C’est très tendance, si on veut, mais c’est plus que ça, ça fait partie des valeurs des Territoires du Nord-Ouest. » Mme Lajoie-Jempson connaît les Territoires puisqu’elle a été la première directrice générale de la GPS. La culture francophone y est moins homogène qu’avant, note-t-elle, et il faut aussi tenir compte de ces changements dans l’établissement du programme éducatif soutenu par Patrimoine canadien.
Un des points essentiels est que le programme aide les éducatrices, c’est pourquoi Mme Lajoie-Jempson favorise beaucoup le contact avec celles-ci. Elle reviendra sporadiquement leur donner des formations. « On fait aussi ça pour l’avenir, ajoute-t-elle, et donc il faut toujours conserver une perspective globale. »
Après la mise au point d’outils de communication avec les parents et de matériel de référence, le programme de travail éducatif sera mis à l’essai de septembre à décembre 2018, puis il sera évalué. Mme Lajoie-Jempson souhaite que le gouvernement ténois reconnaisse le programme et que celui-ci soit par la suite utilisé dans les autres garderies des Territoires.
Avec une collaboration de Maxence Jaillet
