Soixante-trois participants au concours annuel d’art oratoire des Territoires du Nord-Ouest.
L’édition 2018 au concours d’art oratoire organisé par Canadian Parents for French (CPF) a rassemblé 63 orateurs à l’église Calvary de Yellowknife, le mardi 1er mai, et enverra Akruthi Balaji à Ottawa pour concourir à l’épreuve nationale au mois de juin.
Mission accomplie
L’équipe de CPF, qui organise le concours aux TNO, s’est réjouie de la tenue de l’évènement qui prend toujours plus d’ampleur. Andréanne Simard, directrice générale de l’organisme, s’est dite très satisfaite de cette 14e édition territoriale. « On a travaillé fort et ce fut un beau succès. [Il y a eu] plus de participants, plus de public et une belle implication de la part des écoles et des professeurs, avec notamment des jeunes de Hay River et de Fort Smith », a-t-elle ajouté.
L’art oratoire, expérience fédératrice
C’est l’aspect rassembleur qui est important pour les jeunes, d’après l’organisatrice : « pour qu’ils puissent avoir du plaisir ensemble, à communiquer en français. Ce n’est pas juste une langue de travail, ou d’étude, mais une langue avec laquelle on peut s’amuser ». Les jeunes choisissent des sujets qui les touchent, les inspirent et qu’ils prennent plaisir à partager devant leur fervent, et grandissant public. Cela crée un effet « boule de neige » et attire de plus en plus d’élèves francophones ou d’immersion vers cet exercice.
« L’expérience est tellement formidable, confirme tout sourire, Sonali Sivakumar (2e de la catégorie 11-12e année, immersion précoce). Chaque année je le fais et c’est toujours une nouvelle expérience, je pense que tout le monde devrait essayer. »
Tremplin universitaire pour une jeunesse engagée
Le concours d’art oratoire est une occasion d’échanger, de se faire des amis et d’améliorer son français parlé. C’est aussi l’occasion d’interpeler et d’éduquer ses camarades sur des sujets importants, qui concernent la société. Les jeunes sont libres de choisir leurs thèmes, et c’est un ingrédient indispensable au succès du concours. La santé mentale, l’intelligence artificielle ou encore le don d’organes ne sont que quelques exemples, mais ils illustrent très bien l’intérêt des jeunes pour un meilleur avenir commun.
C’est également une façon de se préparer aux études universitaires : pouvoir se forger des opinions, les formuler, après un travail de recherche, et les exprimer devant un large public. Des notions qu’il faudra nécessairement maitriser plus tard, peu importe la voie scolaire empruntée. En bonus, le gagnant du concours national remportera une bourse de plus de 30 000 $ afin de faciliter son accès aux études supérieures.
Akruthi Balaji, 1re des 11-12e année, immersion précoce, ira représenter les Territoires du Nord-Ouest, les 1er, 2 et 3 juin prochains à Ottawa pour une fin de semaine riche en rencontres, en expériences et en français. Zack Boivin, dans le groupe des 7-8e année francophones, y songe déjà, lui qui a remporté la première place dans sa catégorie ainsi que le prix Coup de cœur durant l’évènement.
