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le Mercredi 10 avril 2019 15:34 Éducation

Garderie Une garderie francophone à Hay River

Garderie Une garderie francophone à Hay River
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Une étude de faisabilité est en cours.

« Tout le monde sait qu’il y a un besoin pour une garderie francophone à Hay River, mais il faut le chiffrer. »
C’est ce qu’avance le directeur général du conseil de développement économique des Territoires du Nord-Ouest (CDÉTNO), François Afane, dont l’organisme a été chargé de quantifier l’intérêt pour une garderie associée à l’école Boréale par la Commission scolaire francophone des Territoires du Nord-Ouest (CSFTNO).

Parallèlement à cette démarche, Sylvie Francoeur, d’Ayni Conceptions, fera des entrevues individuelles.

Le sondage en ligne questionne les répondants sur l’âge de leurs enfants, le type et le cout de leur garderie actuelle et leur degré de satisfaction face à celle-ci. On les interroge aussi sur leur intérêt pour une garderie francophone, les programmes et services qu’ils souhaiteraient y trouver et le mode de gouvernance qu’ils privilégieraient.

Agenda
La directrice générale de la CSFTNO, Yvonne Careen, affirme qu’il n’y a pas de nombre minimal de places fixé pour la viabilité de cette garderie. Cette question sera débattue ultérieurement avec le gouvernement ténois.
Une des trois commissaires de la CSFTNO à Hay River, Nicole Fournier, spécule qu’elle pourrait avoir entre cinq et quinze places.

« Comme à la garderie Plein Soleil, explique Mme Careen, la priorité ira aux ayants droit, ensuite. Ensuite, s’il y a de la place, aux enfants qui pourraient demander des permissions d’admission ou qui veulent adhérer à la communauté francophone, et puis aux anglophones. »

La directrice espère remettre un rapport au ministère de l’Éducation, de la Culture et de la Formation fin mai. Ce dernier est partie prenante de l’Accord entre le Canada et les Territoires du Nord-Ouest sur l’apprentissage et la garde des jeunes enfants, qui prévoit des compléments salariaux pour les éducateur·trice·s et des montants pour les programmes et services de nouvelles garderies, mais non pour les infrastructures.

Pour ces dernières, la CSFTNO s’adressera à Patrimoine Canada si l’étude de faisabilité s’avère concluante. De plus, un comité de parents spécifique sera formé.

Aucune date n’est avancée pour la mise en place.

Échos
Sarah Poitras a trois enfants, dont deux fréquentent une garderie anglophone. Cette autre commissaire de la CSFTNO à Hay River se dit très favorable à une garderie francophone à l’école Boréale.

« Ça serait très bon, analyse-t-elle, ils pourraient commencer le français plus tôt, et faire connaissance avec l’école et la communauté francophone. Je suis très intéressée. »

Un autre parent a des enfants qui fréquentent Boréale et leur benjamin est dans une garderie. Il hésiterait à le déménager dans une nouvelle garderie francophone puisque tous ses autres enfants ont fréquenté le même établissement, où la famille a noué des liens de confiance.

Paula Gour, du Comité de parents, considère que ce serait une bonne chose qu’il y ait une garderie francophone à Hay River.

« Nous avons deux enfants qui bénéficieraient grandement d’une garderie francophone, écrit Richard Skelhorn à l’Aquilon. Je ne crois pas qu’il y ait une garderie agréée à Hay River, alors ce serait une bonne chose. La directrice générale a été réceptive aux parents et a récemment encouragé le programme de garde après l’école, ce qui est un pas dans la bonne direction. »

Depuis le mois de février, une dizaine de jeunes de quatre à neuf ans fréquentent le programme de garderie après l’école de Boréale.

Un meilleur environnement
Les enfants de Nicole Fournier ont fait partie de la première cohorte d’Allain St-Cyr. Ce sont aujourd’hui ses petits-enfants qui étudient à Boréale et elle verrait avantageusement leur petite sœur fréquenter une garderie francophone à Hay River, qui accueillerait les bébés du plus jeune âge jusqu’à quatre ans.

« On détecte les problèmes plus vite dans des garderies, souligne l’infirmière retraitée. Elles contribuent au développement des aptitudes langagières, sociales et affectives. »

Elle ajoute que l’environnement d’une garderie est sécuritaire pour l’alimentation, et permet de faire des arts et de l’exercice.

« Ensuite, ça nous prend un gymnase », dit Nicole Fournier.