On donne à YK1 une formation pour associer activité physique et apprentissage.
Il est de plus en plus admis que l’activité physique peut contribuer à l’apprentissage. Non seulement elle procure une détente lorsque le cerveau est trop fatigué, mais elle peut en outre intégrer des notions de différentes disciplines.
La Commission scolaire de district numéro 1 de Yellowknife recevait les 24 et 25 avril une représentante de l’organisme Ever Active Schools qui a procuré des formations sur les techniques et jeux pour associer activité physique et apprentissage.
Une de ses formations était ouverte gratuitement à tous les parents, éducateurs, administrateurs et travailleurs communautaires.
« Le mandat d’Ever Active Schools est de promouvoir l’activité physique », explique le professeur d’éducation physique de l’école J.H. Sissons, Stéphane Sévigny.
Avec l’assistance administrative de Ryan Nicholls, de Mildred Hall, M. Sévigny est à l’origine de cette formation qui, incidemment, est donnée par une de ses anciennes élèves, Megan McCormick.
Il a orchestré la venue de l’organisme albertain à Yellowknife après avoir assisté à plusieurs de ses ateliers. « Ils doivent bientôt traduire leurs ressources en français », dit-il.
Bouger pour apprendre
« La formation, s’enthousiasme Stéphane Sévigny, touche vraiment ce que les professeurs ont besoin pour faire bouger les enfants dans la classe. »
Elle prend notamment appui sur les pauses mentales dont le cerveau a besoin après un certain temps de concentration.
On peut alors demander aux élèves de se lever et de faire des redressements assis ou des étirements en lien avec des notions de mathématiques ou d’autres matières.
Il peut aussi s’agir de simples exercices, exempts de notions scolaires.
« Ça aide aussi au niveau du stress et de l’anxiété, note Stéphane Sévigny. Ça peut aussi développer la socialisation, l’esprit d’équipe, le sens de l’appartenance. »
Depuis quelque temps déjà, M. Sévigny, qui a une formation de l’Université du Québec à Montréal en jeu et activité physique, enseigne certains jeux à ses collègues de J.H. Sissons.
Hébertisme
Après avoir joué un rôle fondamental dans la conception et la réalisation de la nouvelle cour d’école de Sissons, axée sur la notion de travail d’équipe, Stéphane Sévigny se consacre à un nouveau projet.
Il œuvre à titre de consultant et de « bénévole régulier » à la création d’une section de la cour consacrée à l’hébertisme.
« Ça va se mélanger aux structures existantes, explique-t-il. Il y aura des ponts de corde, des toiles d’araignée pour grimper, etc. Mon mandat est de trouver des endroits dans la cour et de suggérer des structures. »
Le comité des parents de l’école d’immersion, qui s’occupera de la logistique et des permis, a débloqué un budget de 1000 $ pour ce projet.
Les travaux commenceront à la mi-juin et le parc d’hébertisme sera ouvert à l’automne.
