Lorsqu’en décembre le ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien a rendu publique sa décision d’exiger que la compagnie Diavik soumette un plan environnemental, la première réaction de plusieurs personnes a été de condamner ce délai qui risque de retarder d’un an l’ouverture de la mine. La compagnie Diavik a aussi joué ce jeu, mentionnant à maintes reprises les impacts organisationnels de cette décision et ses répercussions sur l’économie locale.
Pourtant, à peine cinq jours après la décision du ministre, voilà que la compagnie fait un petit tour de prestidigitation et sort de sa manche un plan environnemental. Ça ne prend pas cinq jours pour concevoir un plan environnemental! Il faut donc en conclure que ce dernier reposait sur des tablettes.
Un représentant de Diavik a confirmé cette impression, mentionant que la compagnie préférait attendre qu’on lui demande de produire ce plan avant de le rendre public. Une fois la demande faite, le plan a été finalisé et remis au ministre.
Pourtant, tout au long de l’automne, il aurait été possible à la compagnie de soumettre ce plan aux différentes instances gouvernementales, quitte à le soumettre à l’examen du public. Tel n’a cependant pas été le cas. Eh bien, si la compagnie a préféré attendre, dans l’espoir que les conséquences environnementales du projet minier ne seraient pas examinées de près, il ne faut pas ensuite qu’elle vienne se plaindre des délais occasionés par le traitement de ses demandes de permis. Il faut savoir vivre avec les conséquences de ses actes.