Sur un nombre total de 172 déversements, seulement quatre ne faisaient pas référence à des matières dangereuses, selon le rapport annuel qui regroupe, pour une dernière année, les données concernant le Nunavut. Des défaillances mécaniques sont à l’origine de 46 % des déversements, alors que les erreurs humaines ont causé 28 % des accidents environnemen-taux.
Les principales substances déversées en 1999 sont des produits pétroliers (44 % des cas) dont du diesel et de l’huile de chauffage. La majorité des déversements ont été causés par des fuites dans des réservoirs, des tuyaux ou par des débordements. 39 millions de litres d’eaux usées provenant de la Con Mine ont été déversés dans le Grand lac des Esclaves. C’est le plus gros incident survenu l’an dernier. La plupart des accidents (88%) se sont produits sur la terre ferme, mais 12 % se sont effectués dans un cours d’eau (lac, fleuve, mer).
Le secteur minier est responsable de 25 % des déversements de matières dangereuses, alors que 28 % ont été occasionnés par les trois paliers gouvernementaux, dont 14 % pour le GTNO.
Depuis 1971, 3 844 déversements ont été rapportés aux T.N.-O. et au Nunavut. Le rapport de 1999 statue qu’un nombre inférieur de déversements ont été rapportés en 1999, soit 172 comparativement à 190 en 1998. Toutefois, la substance qui se répand dans l’environnement est plus révélatrice du danger que le nombre ou la quantité répandue.
« Un déversement de cent litres de pétrole ne fera pas l’objet d’une inspection, même si la compagnie ou le gouvernement responsable du dégât doivent nettoyer la zone affectée. Cependant, un déversement de 5 litres d’acide sulfurique peut avoir un effet très néfaste s’il survient près d’un cours d’eau », explique le directeur du Service de la protection de l’environnement, Emery Paquin.
Lorsqu’un déversement est rapporté par l’entremise de la Spill line, une équipe d’inspection est envoyée sur les lieux par le ministère responsable afin de s’assurer que le déversement soit nettoyé, si possible. « Selon la gravité de la situation, il peut s’écouler de quelques heures à plusieurs mois avant que ces derniers ne se rendent sur place », a affirmé M. Paquin.
La grande majorité de ces accidents (44 %) sont survenus dans la région Slave Nord qui englobe Yellowknife. La seconde région la plus touchée est l’île de Baffin (17 %).
« L’année 1999 a été une très bonne année. Le nombre de déversements a diminué et la quantité de matières déversées a chuté », a déclaré M. Paquin.