le Vendredi 29 août 2025
le Vendredi 23 juin 2000 0:00 Environnement

SO2 + O3 + plomb + sulfate + arsenic = air de Yellowknife Environnement

SO2 + O3 + plomb + sulfate + arsenic = air de Yellowknife Environnement
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Selon le rapport 1998-1999, déposé le 7 juin dernier lors de la journée de l’air pur à Yellowknife, la qualité de l’air semble satisfaisante. Selon les données recueillies en 1998-1999, les taux de poussière se situent en deçà des normes annuelles acceptables aux T.N.-O. Le nombre total de particules en suspension dans l’air est cependant à la hausse comparativement au rapport de 1997.

Le taux de particules en suspension, ou poussière, englobe une multitude de particules liquides et solides qui flottent dans l’air dont le plomb, l’arsenic, le sulfate et le dioxyde de souffre. La quantité de particules en suspension est surveillée depuis 1974.

D’ailleurs, depuis 1989, le ministère de la Faune, des Ressources et du développement économique recueille également des données concernant les pluies acides.

Le taux de plomb contenu dans l’air est à la hausse. Selon le rapport, le carburant utilisé par les avions et la combustion de bois recouverts de peinture à base de plomb peuvent contribuer à ce phénomène. Par ailleurs, le taux de sulfate a diminué depuis 1985. Cette substance est formée lorsque le dioxyde de souffre entre en contact avec l’atmosphère. En une journée, ce gaz réagit avec les petites gouttelettes d’eau et se transforme en sulfate, composé qui contribue au smog et aux problèmes reliés aux pluies acides.

L’ozone troposphéri-que (au niveau du sol) est surveillé depuis 1998. Il ne faut pas confondre avec l’ozone stratosphérique (couche d’ozone). La couche d’ozone empêche partiellement les rayons ultraviolets du soleil d’atteindre la surface terrestre. L’ozone tro-posphérique est respon-sable du smog, ce brouillard qui envahit les grands centres urbains. C’est un gaz bleu odorant et dangereux à respirer. « Nous n’avons pas de problèmes avec le niveau d’ozone troposphérique contenu dans l’air à Yellowknife pour le moment », a indiqué le directeur des Services de protection de l’environne-ment au sein du GTNO, Emery Paquin.

L’air de la région contient des traces d’arsenic. Le sol contient naturellement de l’arsenic, mais il y a aussi les étangs de résidus miniers. Recouverts de neige tout l’hiver, ils sont à découvert au printemps et s’assèchent avec l’arrivée de la saison chaude. Le vent emporte une partie de cette poussière qui se répand sur Yellowknife. « Le GTNO n’a pas la responsabilité de sceller les étangs, la responsabilité incombe au fédéral », a déclaré M. Paquin.

« Il y a eu des plaintes dans le passé de gens qui étaient incommodés par la poussière », a expliqué, Brad Colpitts.

En 1990, le taux d’arsenic se situait à 0,009 µg par m3 d’air alors qu’il était de 0,004 en 1998. Ici, il n’existe pas de normes.