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le Vendredi 26 avril 2002 0:00 Environnement

SOS produits toxiques Dernier rapport sur les déversements

SOS produits toxiques Dernier rapport sur les déversements
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Plus du quart des déversements chimiques en 2001 sont survenus à Inuvik, selon le rapport sommaire 2001 du ministère des Ressources, de la Faune et du Développement économique sur les déversements. Une performance en déclin pour cette région qui a enregistré la moitié moins de décharges en 2000.

L’industrie pétrolière et minière sont à la source de 63 % des accidents, alors que le secteur du transport est responsable de 10 % des déversements, comparativement à 4 % en 2000. Bon premier, c’est la région du Slave Nord qui récolte plus de la moitié des 279 déversements. En 2001, 239 décharges ont été signalées au ministère.

Une légère augmentation que le Service de la protection de l’environnement met en lumière dans ce rapport qui évalue les quantités et le nombre de déversements. Bonne nouvelle, les décharges de plus de 1000 litres et les écoulements accidentels de gaz et d’huile à chauffage sont en chute libre. « C’est positif quand on constate que le nombre de signalements est à la hausse, mais cette augmentation nous fait réfléchir sur les impacts des activités industrielles », mentionne Emery Paquin, directeur du Service de la protection de l’environnement.

Près de 21 000 litres d’huile ont été déversés au cours de la période, une hausse de 10 % par rapport à l’année précédente. Les eaux usées ont coulé en grande quantité, représentant plus de 640 000 litres. La fuite de plus de 111 millions de litres de sulfure d’hydrogène dans la région du Deh Cho est la plus grande quantité de produit chimique évacuée dans l’environnement. Peu de détails ont pu être obtenus sur les circonstances de l’accident. La fiche technique du produit n’est pas très rose : gaz inflammable qui peut provoquer de graves brûlures et/ou engelures; l’inhalation peut être fatale. « C’est un produit qui peut être extrêmement dangereux pour la population », reconnaît le directeur.

Toute proportion gardée, une grande quantité déversée n’est pas automatiquement synonyme de danger, estime Emery Paquin. « Tout dépend de la substance et de l’endroit où a lieu l’accident, par exemple s’il y a des gens, du vent, si c’est dans une vallée… » Prenant le cas de l’acide, une quantité déversée dans un lac est diluée, mais sur le sol, le composant chimique peut provoquer de sérieux problèmes environne-mentaux.

Les propriétaires de lieux d’entreposage sont tenus, par la Loi sur l’environnement, de signaler sur-le-champ tout déversement dépassant le seuil minimal toléré. La ligne téléphonique SOS Déversements recueille les données en tout temps.