Depuis la fermeture de la mine Giant, l’air est de meilleure qualité à Yellowknife.
Le directeur des services de protection de l’environnement du ministère des Ressources, de la Faune et du Développement économique, Emery Paquin, estime que depuis la fermeture de la mine Giant, les taux de poussière dans l’air de la capitale diminuent. « La mine était un facteur majeur à l’émanation de poussière dans l’air de Yellowknife, mais il faut aussi donner le crédit à la ville de Yellowknife pour leurs efforts visant à nettoyer les rues rapidement au printemps », ajoute-t-il.
En fait, la moyenne de concentration annuelle de poussière dans l’air a été au plus bas niveau pour les années 2000-2001 qu’il ne l’a jamais été depuis qu’on procède à l’enregistrement de ces données, selon M. Paquin. Selon ce dernier, le taux de poussière n’a dépassé les normes prévues par les lois des Territoires du Nord-Ouest que trois fois au cours de cette période. « C’était surtout au printemps, avant que la ville ne puisse sortir pour nettoyer les rues », précise-t-il.
Le rapport des services de protection de l’environnement identifie la poussière provenant des routes, les feux de forêt, les activités minières et les résidus de combustion des véhicules, le chauffage et la production de l’électricité comme étant les principaux facteurs contribuant aux particules en suspension dans l’air.
D’autres matières peuvent se retrouver dans la poussière en suspension dans l’environnement de la région de Yellowknife, entre autres de l’arsenic, du plomb, du dioxyde de souffre et de l’ozone. Pour l’année 2000, la moyenne du taux d’arsenic a été de 0,004 microgramme par mètre cube d’air (µg/m3). La norme ontarienne est de 0,3 µg/m3 et le taux le plus élevé pour une période de 24 heures enregistré à Yellowknife a été de 0.026 µg/m3 . Enfin, durant la dernière période de calcul, 20 pour cent des échantillons prélevés présentaient un niveau d’arsenic indétectable.
En l’an 2000, du plomb a été détecté dans 21 des 61 échantillons prélevés dans le secteur de la capitale. Le taux le plus élevé pour une période de 24 heures a été de 0,011 µg/m3, ce qui est en-deçà du maximum acceptable ontarien fixé à 5,0 µg/m3. L’élimination de cette substance dans l’essence a contribué à sa diminution. « Les sources possibles de présence de plomb dans l’air sont le carburant utilisé dans l’aviation et la combustion du bois peint ou traité », peut-on lire dans le rapport.
Dioxyde de souffre
Pour ce qui est du dioxyde de souffre, l’étude démontre une moyenne, pour 2001, de 5 µg/m3, « ce qui est bien au-dessous des normes des Territoires du Nord-Ouest ». La norme quotidienne est de 150 µg/m3 et la norme annuelle est de 30 µg/m3. Ces niveau sont similaires à ceux enregistrés au cours de l’année précédente. « Les concentrations enregistrées à chaque heure n’étaient que des traces ou légèrement plus. Ceci confirme que la mine était la seule source d’importance de dioxyde de souffre dans la région ».
Le niveau acceptable d’ozone dans l’air, selon les objectifs canadiens de la qualité de l’air ambiant est de 160 µg/m3 à l’heure. Pour huit heures, on parle de 130 µg/m3. Ces limites n’ont jamais été atteintes en 2000 ou 2001. En fait, la moyenne de l’année 2000 a été de 41 µg/m3 et celle de l’année 2001 a été de 38 µg/m3.
Selon M. Paquin, il est difficile de comparer Yellowknife avec une ville du Sud ayant un format similaire. « Dans le Sud, l’air peut avoir moins de poussière qu’à Yellowknife parce que les rues sont toutes pavées. Mais d’autres polluants comme l’ozone peuvent être plus présents », explique-t-il.