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le Vendredi 30 mai 2003 0:00 Environnement

En attendant

En attendant
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En lisant l’article en première page sur le choix d’une option de traitement de la poussière de trioxyde d’arsenic à la mine Giant, on sent que la décision finale retiendra la solution visant à congeler le tout.

Non seulement le coût de cette option est-il moindre, mais les difficultés techniques reliées à l’option qui verrait toute cette poussière retirée du sol et traitée ailleurs semblent difficiles à surmonter.

Ma première réaction, devant le scénario de la congélation, a été de percevoir que cette option ne résoudra pas le problème et qu’il s’agit simplement d’une solution temporaire. En effet, le poison est toujours ensevelit sous nos pieds.

Par la suite, j’en suis venu à la constatation que cette mesure temporaire est probablement la bonne solution. En effet, l’évolution de la technologie est tellement rapide qu’il est probable qu’une solution permanente (l’extraction et le traitement complet de l’arsenic) sera disponible d’ici une ou deux générations.

Tout récemment, des scientifiques identifiaient des bactéries qui bouffaient des résidus miniers toxiques produits par une ancienne mine aux États-Unis. Au cours des mois qui ont suivi, de nombreux chercheurs tentaient d’exploiter cette nouvelle forme de conversion pour d’autres types de matières toxiques. Il est donc possible d’envisager qu’une telle technologie se développera pour traiter la poussière d’arsenic.

Si le gouvernement opte pour la solution temporaire, il faut s’assurer que la recherche d’une solution permanente à prix abordable se poursuive, quitte à ce que le gouvernement investisse en recherche et développement, en partenariat avec les universités canadiennes et l’entreprise privée.