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le Vendredi 30 avril 2004 0:00 Environnement

Déversements aux TNO Augmentation du nombre de cas signalés

Déversements aux TNO Augmentation du nombre de cas signalés
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Au cours de l’année 2003, 672 déversements de produits dangereux ont été rapportés à travers les Territoires du Nord-Ouest. Il s’agit d’une augmentation de 115 cas, comparativement à 2002. « Il s’agit du reflet de l’augmentation de l’activité industrielle aux Territoires du Nord-Ouest », fait savoir Emery Paquin, directeur des services de la protection environnementale du ministère des Ressources, de la Faune et du Développement économique.

En fait, 79 % des cas de déversement rapportés proviennent de l’industrie du pétrole ou celle des mines. Quant à la substance qui est le plus souvent rapportée, il s’agit des eaux usées, provenant principalement des mines et des égouts. La quantité d’eaux usées déversées en 2003 est estimée à 2,1 millions de litres. Le déversement le plus important s’est produit en juin 2003, à la mine Giant. Un bris dans le conduit conduisant l’eau de la mine vers le bassin de résidus miniers est survenu. L’eau s’est alors écoulée dans une dépression naturelle et un nettoyage du dégât a été possible, selon M. Paquin.

Il est cependant à noter que 70 % des cas étaient des déversements de moins de 100 litres. Toutefois, il ne serait pas prudent de dire que ces cas étaient mineurs. « Il n’y a pas vraiment de chiffre par lequel on peut savoir s’il s’agit d’un déversement mineur ou majeur. Nous devons regarder chaque déversement individuellement. Par exemple, un déversement de 10 000 litres d’huile de chauffage dans une aire de contention autour des citernes est facilement nettoyé et ne s’intégrera pas dans l’environnement. Cependant, un déversement de cinq litres d’huile dans une rivière, d’une perspective environnementale, sera plus significatif que les 10 000 litres », explique M. Paquin.

Quelque soit l’importance du déversement, un inspecteur de l’agence gouvernementale responsable, selon les circonstances, est toujours dépêché sur place. « Dans les lois fédérales et territoriales, il y a l’exigence de signaler les déversements. Les déversements doivent être signalés aussitôt qu’une certaine quantité a été déversée », dit Emery Paquin. Par la suite, la personne ou la compagnie responsable du déversement doit entreprendre les actions de nettoyage du site pollué.

« S’il s’agit d’un accident et que le responsable du déversement répond immédiatement, il n’y a pas de conséquence légale. Si, toutefois, le responsable essaie de cacher quelque chose ou ne se montre pas coopératif, il existe des dispositions, dans les lois fédérales et territoriales, pour s’occuper de ces cas », de poursuivre M. Paquin.

Les compagnies qui se montrent peu coopératives se font rares, selon Emery Paquin. « L’industrie nous rapporte des déversements d’un litre ou de cinq litres. Elle nous signale de très petites quantités et elle le fait diligemment, même les quantités qui n’auraient pas besoin d’être signalées selon la Loi. En général, les industries ont aussi le système et les procédures en place pour travailler là-dessus rapidement ».