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le Jeudi 22 octobre 2020 16:31 Environnement

Opération recherche de contacts 20 personnes placées en isolement

Opération recherche de contacts 20 personnes placées en isolement
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Alors que l’on confirme un 8e cas de COVID-19 aux TNO, et le premier contracté au territoire, la santé publique n’envisage pas pour l’instant de resserrer les règles concernant l’isolement à domicile.

Une vingtaine de personnes ont été placées en auto-isolement après avoir fréquenté une salle de sport de Yellowknife où s’est rendue une personne positive à la COVID-19.

L’information a été confirmée le 21 octobre dans un point de presse à l’Assemblée législative. Une « notification d’exposition » émise cinq jours plus tôt concernant la salle d’attente de la GRC et le gym avait annoncé l’opération de recherche des contacts.

On estime faible le risque de transmission puisqu’aucune des personnes contactées n’a développé de symptômes. « Nous en sommes aujourd’hui au neuvième jour depuis la période d’exposition au centre d’entrainement Anytime Fitness. S’il y avait eu transmission, il est très probable que les personnes concernées auraient déjà manifesté des symptômes, ce qui est encourageant. », explique-t-on par communiqué de presse.

Chacune de ces personnes doit être dépistée le 22 octobre.

Le positif en question compte parmi trois cas confirmés cette semaine, portant à huit le total de personnes infectées dans le territoire depuis le début de la pandémie. La personne aurait contracté le virus d’un membre de son foyer de retour de voyage et placé en auto-isolement.

La situation soulève les risques liés à l’auto-isolement à la maison. « Le plus grand risque en ce moment, ce sont les personnes qui reviennent de l’extérieur du territoire, et les personnes les plus à risque d’être infectées sont les membres du même foyer », a indiqué l’administratrice en chef de la santé publique, la Dre Kami Kandola, en point de presse.
L’administration de la santé publique approuve régulièrement des plans d’auto-isolement à domicile pour des personnes qui cohabitent avec d’autres individus non isolés avec lesquels ils sont tenus de respecter une distance physique.
Questionnée, la Dre Kandola s’en est tenue à des recommandations. « La meilleure façon d’éviter une transmission communautaire du virus est l’auto-isolement et, idéalement, l’auto-isolement du reste de la famille, a-t-elle précisé. Si ce n’est pas possible, la façon de réduire les risques est de s’auto-isoler avec toute la famille. Ceci est particulièrement important pour les personnes qui ont des symptômes. »

L’administratrice en chef de la santé publique et la première ministre, Caroline Cochrane, insistent sur l’importance de ne pas stigmatiser les personnes qui contractent le virus ou qui sont contactées par les autorités de la santé publique et de ne pas colporter de rumeurs.

Contacts toujours recherchés
L’opération de recherche de contacts se poursuit toujours en lien avec les deux cas de Yellowknife. En date du 21 octobre, une cinquantaine de personnes auraient été jointes par la santé publique.

On tente toujours de retrouver des personnes qui auraient fréquenté la salle d’attente de la GRC de Yellowknife. Quiconque était présent au poste de la GRC, dans la salle d’attente le 13 octobre, entre 11 h et 11 h 30, est appelé à se placer en auto-isolement et à contacter la Santé publique de Yellowknife au 867-767-9120.

Faible risque à Inuvik
Un cas de COVID à Inuvik confirmé le 20 octobre ne présente pas de grand risque de transmission.
La personne est rentrée au territoire par la route en provenance de l’Alberta. Elle n’aurait pas eu de contacts avant de s’auto-isoler à domicile.

Selon l’administratrice en chef de la santé publique, les trois personnes qui ont contracté le virus cette semaine se portent bien.

Faux positif
Un cas présumé de COVID à la mine Gahcho Kué, signalé le 21 octobre, s’est avéré un faux positif.
Cette personne et 18 autres employés de la mine ont été placés en isolement avant que le test de confirmation ne revienne négatif.

Les membres de la famille de ce résident de Yellowknife, de même que des personnes de son entourage ont également été placés en isolement.

Bien que le cas soit maintenant traité comme un faux positif, on compte procéder à un autre test de dépistage par précaution. En l’attente de ces ultimes résultats, tous doivent rester en isolement.

Éclatement de la bulle TNO-Nunavut ?
Sans faire spécifiquement mention de la situation aux TNO, le ministère de la Santé du Nunavut a souligné dans une mise à jour publiée le 19 octobre sur son site Web, que « si une transmission de COVID-19 était confirmée dans l’une ou l’autre des zones de déplacements communes, les voyages pourraient être restreints sans préavis et le retour au Nunavut, retardé. »

« Les voyageuses et voyageurs pourraient également être assujettis à une période de 14 jours d’isolement avant de pouvoir rentrer au Nunavut », ajoute-t-on.

À l’heure actuelle, les personnes qui traversent la frontière entre les deux territoires ne sont pas contraintes à une période d’auto-isolement, comme c’est le cas avec les autres provinces et territoire canadiens.

Les Nunavois doivent toutefois présenter une lettre émise par le bureau de l’administrateur en chef de la santé publique avant de monter à bord de l’avion qui les ramène chez eux.

Avec les informations de Thomas Ethier, Cécile Antoine-Meyzonnade et Batiste Foisy.