le Dimanche 8 février 2026
le Dimanche 8 février 2026 10:00 Portrait

Portrait de la semaine : Rosanna Strong, tisser des liens, un panier à la fois

Rosanna Strong, bénévole et instructrice de l’association avec une de ses œuvres. — Courtoisie Rosanna Strong
Rosanna Strong, bénévole et instructrice de l’association avec une de ses œuvres.
Courtoisie Rosanna Strong

Rosanna Strong, artiste en vannerie, voit son art comme un moyen de créer des liens et d’offrir la chance d’apprendre une nouvelle forme d’art. Arrivée en 1990 dans la capitale, elle s’est impliquée au Yellowknife Guild of Arts and Crafts d’abord comme élève, puis comme instructrice très appréciée.

Portrait de la semaine : Rosanna Strong, tisser des liens, un panier à la fois
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Pour Rosanna Strong, la vannerie est bien plus qu’un simple art : c’est une façon de créer des liens, de ralentir le rythme et de se reconnecter à soi-même et aux autres. Artiste en vannerie basée à Yellowknife, elle est aussi l’une des instructrices les plus appréciées du Yellowknife Guild of Arts and Crafts, où ses cours affichent presque toujours complet.

Son arrivée à Yellowknife

Arrivée à Yellowknife en 1990 pour ce qui devait être un séjour de deux ans, Rosanna fait aujourd’hui partie de ce que l’on appelle affectueusement les « Knifers ». Son parcours avec le Guild a débuté comme celui de bien d’autres : en tant qu’élève, à la recherche d’un espace pour créer et rencontrer des gens. « Je ne me suis jamais vraiment considérée comme une artiste, dit-elle, mais j’aime être entourée de personnes qui créent. » De fil en aiguille, on lui a proposé d’enseigner pour l’association, qui maintenant fête ses 80 ans, et elle a simplement répondu oui.

Sa vision de l’art

Depuis, Rosanna transmet sa passion pour la vannerie avec un enthousiasme contagieux. Ce qui la fascine le plus, c’est de voir comment, à partir des mêmes instructions et des mêmes matériaux, chaque personne crée une œuvre complètement unique. « Ça me renverse à chaque fois », confie-t-elle. Pour elle, le processus est aussi important que le résultat : le geste répétitif du tissage, le contact avec les matériaux naturels et la concentration qu’exige le travail manuel procurent un effet presque méditatif.

Rosanna voit également l’art comme une forme de guérison. Dans un monde rapide et hyperconnecté, ses ateliers offrent un rare moment pour décrocher, poser le téléphone et se concentrer sur l’instant présent. Elle décrit la vannerie comme un « moment zen », où l’on peut calmer l’esprit tout en créant quelque chose de beau et d’utile.

Aujourd’hui membre du comité de planification du 80e anniversaire de la Guild, Rosanna ressent une profonde reconnaissance envers ceux et celles qui ont bâti l’organisation avant elle. « C’est comme être debout sur les épaules de géants », dit-elle avec humilité. À travers son enseignement et son engagement bénévole, elle contribue à faire vivre cet héritage, un panier à la fois.