Le 2 avril, le gouvernement des TNO a diffusé un document présentant sa réponse aux recommandations d’un audit sur les soins primaires en français. Mené par la firme indépendante Prairie Research Associates, l’exercice visait à vérifier si les services offerts en 2024 respectaient les normes gouvernementales en matière de communications et de services en français. Son cadre a été établi par le Secrétariat aux affaires francophones, avec l’appui de services internes du GTNO et en collaboration avec la Fédération franco-ténoise.
Une réalité plus critique
L’audit indépendant sur les services de soins primaires en français aux Territoires du Nord-Ouest dresse un portrait plus critique que ne le laissait entendre le communiqué publié le 2 avril par le gouvernement. Là où le GTNO mettait surtout l’accent sur les mesures envisagées en matière de recrutement, de communication et de formation, le rapport conclut que, si l’offre active respecte presque toujours les exigences formelles, elle « ne satisfait pas aux attentes des patients » et que la prestation des services en français demeure « partiellement inefficace ».
Dans son communiqué, le gouvernement affirme que l’audit trace « une voie claire et pratique » pour améliorer l’accès aux services en français. La ministre de l’Éducation, de la Culture et de la Formation, Caitlin Cleveland, y soutient que l’exercice permettra de renforcer la manière dont les services sont offerts et dispensés. De son côté, la ministre de la Santé et des Services sociaux, Lesa Semmler, dit que l’audit aidera à orienter des « améliorations concrètes » dans la prestation des soins primaires en français.
