À tour de rôle, des élèves de Yellowknife sont montés sur scène, mardi 5 mai, pour livrer un discours en français devant juges, enseignants, parents et camarades. Organisé à l’église Calvary Community, le Concours d’art oratoire a réuni 45 participants de la 7e à la 12e année, venus notamment des écoles Saint-Joseph, Saint-Patrick, Sir John Franklin et Allain St-Cyr.
Cette compétition annuelle d’éloquence met en valeur les talents des élèves des programmes d’immersion française, de français de base et des élèves francophones. Les participants y présentent des discours préparés et répétés au cours des derniers mois, dans un exercice qui demande à la fois maitrise de la langue, clarté des idées, créativité et confiance.
Des élèves de plusieurs écoles ténoises ont pris part au Concours d’art oratoire, mardi, à Yellowknife, une compétition annuelle qui met en valeur l’expression orale en français.
Le français en dehors des salles de classe
Pour Michael Tryon, directeur général de Canadian Parents for French pour l’Alberta et les Territoires du Nord-Ouest, l’évènement joue un rôle particulier dans un territoire où les occasions de parler français peuvent rester limitées en dehors de l’école.
« C’est une opportunité pour les jeunes d’utiliser le français en dehors de l’école », explique-t-il. Selon lui, « les chiffres disent que 85-90 % des parents des jeunes en immersion ne parlent aucun mot de français », ce qui fait que, pour plusieurs élèves, « le français s’arrête » à la fin de la journée scolaire.
Le concours cherche ainsi à offrir un cadre concret où les jeunes peuvent utiliser le français autrement que dans une salle de classe. M. Tryon souligne que les élèves peuvent souvent fonctionner en français dans un contexte scolaire, mais qu’ils ont moins d’occasions de le faire dans des situations sociales ou communautaires.
Un exercice pour l’avenir
Au-delà de la performance du jour, l’exercice permet aussi aux participants de développer une aisance utile pour la suite de leur parcours. Les discours présentés devant public obligent les élèves à structurer leurs idées, à mémoriser leur texte, à gérer le stress et à répondre aux attentes d’un cadre formel.
M. Tryon rappelle que les compétences en présentation publique sont précieuses dans de nombreux domaines professionnels. « Dans le futur, c’est nécessaire de faire une présentation pour trouver des fonds, pour expliquer un projet », dit-il, en évoquant notamment les carrières en droit, en ingénierie ou en architecture.
Michael Tryon, directeur général de Canadian Parents for French pour l’Alberta et les Territoires du Nord-Ouest, voit dans le concours une occasion pour les élèves d’utiliser le français en dehors du cadre scolaire.
À qui les premières places ?
Les organisateurs ont aussi dévoilé les élèves arrivés en première place dans les différentes catégories. Dans la catégorie francophone, les premiers prix ont été remis à Yvanna Ogolong, Divine Lobe-Manga, Naomie Lobe-Manga, Oscar Mifflin, Sabine Dufour et Samuelle Picard-Poulin, selon les niveaux scolaires. En immersion précoce, les premières places sont revenues à Ani Ghulyan, Winnie Naphan, Daphne Richard, Katya Bocharova, Penelope Kirkham et Vivianna Scott. Jasmine Rosbottom a remporté la première place en immersion tardive, tandis que Toryn Wheler s’est classé premier en français de base intensif.
