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le Jeudi 18 mars 2010 16:59 Culture

Sylvain-Henri Simard à Hay River Il vient passer la culture

Sylvain-Henri Simard à Hay River Il vient passer la culture
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La semaine prochaine, les jeunes de Hay River auront la chance de recevoir la visite d’un passeur culturel, Sylvain-Henri Simard. Un artiste aux multiples chapeaux qui viendra leur transmettre une parcelle de ses valeurs et de sa définition de la culture francophone.

 

« Je suis un artiste, un peu artiste-aventurier, d’expérience qui évolue dans la francophonie internationale », dit, d’entrée de jeu, Sylvain-Henri Simard, pour se présenter. Polyvalent, il est à la fois un enseignant en musique et en sciences sociales, ainsi qu’un artiste. Plus précisément encore, il agit à titre de passeur culturel d’un bout à l’autre du pays pour faire rayonner la francophonie. Originaire du Québec, aujourd’hui installé en Alberta, il a traversé le Canada, dans le courant de la dernière année, pour aller à la rencontre de ses francophones.

« J’ai un peu l’âme du guerrier », explique l’artiste-enseignant. « Comme le guerrier, j’ai mon code d’honneur ». Lors de son passage dans la ville au sud du Grand lac des Esclaves, Sylvain-Henri souhaite transmettre plusieurs choses aux jeunes, dont trois de ses grandes valeurs : l’unité, le respect et la solidarité. Il le fera par le biais d’ateliers et deux chansons, dont une créée spécialement pour eux. Le tout sera clos par un spectacle collectif.

« Le français, ça leur permet d’avoir un regard différent sur les choses », affirme le passeur culturel. Il souhaite faire comprendre aux jeunes qu’eux aussi peuvent prendre part à l’espace qui les entoure. Il veut leur ouvrir la porte sur un monde culturel à leur portée et auquel ils peuvent participer.

« Je suis reconnu comme enseignant et j’ai développé des outils sous cet aspect-là », explique l’artiste, dont la présence est le fruit de sa rencontre avec Mélanie Serurier, enseignante au secondaire à l’école Boréale. Cette dernière, ayant assisté à des conférences-ateliers de l’artiste, a désiré partager sa découverte avec ses élèves.

La philosophie de son intervention ténoise, a précisé Sylvain-Henri, s’exprimera un peu par une métaphore, de son cru : « L’ours polaire est à la biodiversité ce que le français est à la culture canadienne. ». C’est-à-dire que si, un jour, l’un ou l’autre vient à disparaître, il s’en ressentira, sans l’ombre d’un doute, des conséquences significatives dans le monde qui l’entoure. Il aimerait partager avec les jeunes ses préoccupations environnementales, comme si le français faisait partie d’une biodiversité culturelle et qu’il fallait le préserver. « Je m’abreuve à même la culture francophone », dit-il.

Il sera à Hay River à compter du 21 mars prochain, il découvrira le Nord, après avoir parcouru le pays d’est en ouest. En avril, il présentera une exposition de son périple francophone pancanadien au Centre d’arts visuels de l’Alberta. En parallèle, il travaille aussi sur un album qui s’adressera aux jeunes adolescents.