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le Vendredi 10 septembre 2010 10:42 Culture

Arts Interactive, longue et provocante

Arts Interactive, longue et provocante
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Pour sa septième édition, la Semaine des arts innove et instaure la tenue d’un forum.

Cette année, la Semaine des arts durera 16 jours à Yellowknife et se déroulera au Centre du patrimoine septentrional Prince-de-Galles. Elle débutera par le vernissage d’une exposition d’œuvres créées par des artistes des TNO et s’achèvera par l’assemblée générale annuelle de la Aurora Art Society (AAS), qui organise cet événement. Inspiré, l’organisme à but non lucratif a décidé d’innover pour cette septième édition de la Semaine des arts : un forum de discussion auquel il invite le public à participer.

Ce vendredi 10 septembre au soir, la première exposition de la semaine présentera tout d’abord les prix du concours Trashformation, ces créations faites de matériaux recyclés. Cette remise des prix se fera parmi de nombreuses autres œuvres d’art ténoises réunies le temps de cette exposition, qui occupera le musée jusqu’au 26 de ce mois.

Le vendredi suivant, le 17, c’est une deuxième exposition qui sera inaugurée au Centre du patrimoine septentrional Prince-de-Galles. Un concours de circonstances a voulu qu’une exposition d’envergure nationale se déplace à Yellowknife pour investir le musée jusqu’au mois de décembre, alors que la AAS propose son premier forum sur l’art. L’exposition Passages Migratoires, qui transporte une collection de boîtes confectionnées par une vingtaine d’artistes autochtones du Québec, est un bon départ pour le forum, estime la coordonnatrice de la AAS, puisque cette collection apporte un élément de réponse au thème de cette Semaine des arts, qui est aussi le point de départ de ce premier forum sur l’art. « Who makes Art? Qui fait l’art? », interroge Sylvie Boisclair, reprenant le thème général de cette Semaine des arts. « La question était provocante, explique la coordonnatrice au sujet des différents sujets abordés durant ce premier forum. Alors nous avons livré une première réponse pour aller au bout de cette pensée : Ceux qui ont de l’argent. Ensuite, nous en avançons une autre : Ceux qui ont un studio. Et finalement, nous affirmons que ce ne sont certainement pas les mamans, qui elles ont mieux à faire. » Sylvie Boisclair soutient que ces discussions seront alimentées par l’intervention de nombreux panellistes sur ces sujets. Deux documentaires seront présentés pour nourrir les débats, dont la première d’un court métrage de France Benoit, une réalisatrice franco-ténoise, intitulé Un pied dans la main, et un documentaire, Who does she thinks she is?, qui traite de maternité en contraste à la créativité. Pour France Benoit, qui vient tout juste de boucler ce dernier film, la discussion sur le financement de l’art était une avenue prédestinée à cette création. Elle affirme que la volonté de faire un film avec les moyens qu’elle avait lui est venue suite à une conférence sur le financement des créations audiovisuelles au Canada. « Je suis revenue avec cette idée et je me suis demandée quel argent je pourrais obtenir pour un projet. J’ai ensuite obtenu une petite bourse pour faire un film sur le programme de lavage de pieds qui se donne tous les mercredis soir à l’Armée du Salut, à Yellowknife. »

Durant cette Semaine des arts, l’Aurora Art Society en profitera également pour décerner, pour la première fois, un prix à une personne dévouée au développement des arts aux TNO.