le Lundi 2 mars 2026
le Jeudi 11 août 2016 16:10 Culture

Festival 10 ans de Ramble & Ride

Festival 10 ans de Ramble & Ride
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À travers les piétons, les camions et les bicyclettes, le 10e festival de Ramble and Ride s’est frayé, le 30 et 31 juillet 2016, une fin de semaine déambulatoire dans la vieille ville de la capitale ténoise.

Au programme : de la danse, des explications historiques et architecturales, de la musique, de l’artisanat, de l’art visuel et de la poésie. Pour cette dixième édition, Amber O’Reilly a récidivé avec une prestation poétique qu’elle a initiée en 2015. Cette fois-ci, deux autres slameurs, Jacq Brass et Batiste Foisy, l’ont accompagné.

Récitant des compositions en anglais et en français, ces trois francophones ont donné un spectacle intimiste. Voici deux extraits de poèmes d’Amber et une tout unique pièce de Batiste.

LUCIOLE – Extraits : Amber O’Reilly

Le soir,
le miroir
me laisse choir.
Je ne peux plus voir
ces traits que je t’ai dédiés:
Mon visage de cratères,
Se tourne vers sa sœur
Suspendue dans le ciel
Lumière bleutée anesthésique.

Ce lit est
trop grand
pour ton fantôme vivant
trop beau pour ma vie fantomatique;
il ne réserve de repos
qu’aux soupirs de la lune.

 

ENVIES PASSAGÈRES – Extraits : Amber O’Reilly

Rencontres illusoires
à jamais préservées;
le souvenir de promesses brisées.
Des noms
que je saurai toujours épeler
des leçons incongrues, mainte fois recopiées,
des envies
analphabètes.

 

COMBIEN DE FLOCONS – Batiste Foisy

Combien de flocons
pour souffler un royaume?
 
dehors il fait moins XXX
les aurores s’exitent
et leurs chant magnétique
m’agace le Mexique
les voisins aquatiques
boivent et rient
moi je suis pas de la partie
moi j’écris
 
en dedans il fait frette
comme quand je suis parti
la bière ça gèle moi j’bois du whisky
j’étampe le piezzo
de la chauffrette de mon ennui
brûler le temps             qui fuit
ça pue les œufs pourris
 
j’ai jamais suivis de cours
en crise existentielle
la flamme de mon cœur
explose sur la première étincelle
 ?pour qu’elle redécolle
tu laisses la rod chauffer
bin rouge
le temps d’une cigarette
minque ça aie ronné
tu gardes le pilot au fond
pis là
tu y dévires le cap d’un coup sec
 
dans mes quintes de toux
noctambules
je me magasine un iglou       step-level
 
avec un chauffage central
Qui marche à la vaisselle sale