ART sur boite
Artiste : Marc Lacharité
Artiste dans l’âme
Enseignant à temps partiel
Guitariste et percussionniste
En face du Samba K’e, les aurores boréales virevoltent à la merci des quatre saisons sur le transformateur de Marc Lacharité. Du soleil de minuit à la noirceur totale de l’hiver, on cueille au passage quelques champignons sur cette œuvre colorée.
Qu’est-ce qui t’inspire, Marc?
L’improvisation. J’improvise beaucoup quand je peins, j’aime faire des choses hyper colorées, courbées, avec beaucoup de vie. Je veux que ça bouge. Et le but, quand quelqu’un regarde une de mes toiles, c’est qu’on puisse s’imaginer le paysage à l’infini, de ce que ça aurait l’air, le monde de Marc Lacharité. Mon artiste préféré c’est Alfred Pellan, l’un des premiers à m’avoir vraiment marqué par la couleur, le vivant. Ça a commencé comme ça.
As-tu un processus créatif pour t’inspirer?
J’écoute le plus de musique possible pour me tenir à jour et, de temps en temps, je découvre des perles. Ça me tient pour le côté créatif. Il y a aussi mes émotions qui sortent sur toile. Quand j’arrête de peindre pendant une longue période et que je m’y remets, je vois en rétrospective ce à quoi je ressemblais pendant les derniers mois. Les émotions qui ressortent sont celles du moment où j’ai arrêté de peindre.
Parle-nous un peu de cette boite.
Je me suis servi des couleurs des aurores boréales comme point de départ. Après, le thème s’est dessiné : il y a eu l’été, avec la baignade, le bleu, l’eau, la chaleur, mais aussi le midnight sun, pétant d’orange. Il y a eu l’automne avec la cueillette de champignons et des personnages dans des poses parfois bien bizarres, qui démontrent qu’est-ce qu’on est prêt à faire pour aller en cueillir un en particulier. C’est un peu humoristique en même temps. Ensuite il y a eu l’hiver : hyper sombre, avec moins de personnages, comme les gens sont plus à l’intérieur, qu’ils font moins d’activités, plus du cocooning et tout ça. Et finalement le printemps, une séquence de personnages allumettes qui s’amusent dehors à l’arrivée du beau temps.
Est-ce qu’elle a communiqué avec toi, la boite?
Elle m’a plus obsédé avant de la commencer que pendant, parce que j’essayais de m’imaginer combien d’heures ça me prendrait pour la peindre. Je me demandais si j’avais assez de temps, parce que j’allais prendre l’avion dans peu de temps pour Montréal. Et j’ai complètement déstressé quand j’ai commencé.
As-tu un titre pour la décrire?
Les quatre saisons à Yellowknife.
