La musique et la poésie rayonnaient parmi les nombreux festivals et compétitions gymnastiques et artistiques durant l’essor des arts et des sciences en Grèce antique.
Ils étaient célébrés et performés dans une atmosphère intellectuelle inspirée par des dieux et personnages légendaires, parmi lesquels les muses inspiraient la création et les performances des artistes. Dans ce contexte, Apollo était au sommet de la théogonie grecque en ayant le pouvoir d’agir sur la lumière du soleil et de la raison dans les arts et les sciences. Dyonisios, maître des vignes et du vin, le fils des amours du dieu Zeus et la mortelle Sémélé Il, est le symbole qui représente l’union du divin et de l’humain dans l’inspiration poétique et musicale.
Orphée est un des personnages mythicolégendaires de cette époque. Son chant était accompagné d’une lyre qui avait neuf cordes en honneur des neuf muses. Son expertise sur les escales musicales, le rythme, le timbre, les hauteurs des notes, leur cadence et les silences, lui avait permis de convaincre Cerbère, le chien à trois têtes qui a gardé les portes de Royaume des morts, de le laisser entrer vivant. Rendu à l’intérieur, il persuade Hadès et Perséphone, gouverneurs de ce Royaume, pour qu’ils permettent la sortie d’Eurydice, épouse d’Orphée, qui était décédée le jour de leur mariage.
Dans cette superstructure symbolique de la Grèce antique, la théorie musicale se développe en association à la théorie de la poésie. Le fondement commun est le vers, qui, dans les textes lyriques, était composé d’hexamètres dactyliques. Chaque vers était composé de dix-huit syllabes divisées en groupes de trois ; chacun de ces groupes avait une syllabe longue et deux courtes. Ces unités étaient appelées dactyles, mesures dans lesquelles les poèmes l’Iliade et l’Odyssée avaient été écrits au cinquième siècle av. J.-C. et transmis oralement dans les chants des rhapsodes depuis le huitième siècle av. J.-C.
La notation musicale n’existait pas encore dans le format que nous connaissons aujourd’hui. Elle était associée à la poésie lyrique écrite en lettres de l’alphabet grec dans une structure des vers, mais elle introduit des symboles qui identifient les notes de la mélodie, placées sur les syllabes. La plus ancienne chanson écrite de la Grèce antique, dans ce modèle, se trouve gravée sur l’épitaphe de Seikilos, petite colonne en marbre qui date du troisième siècle av. J.-C.
L’auteur anime Trésor de la musique classique,
le dimanche et le mercredi à 21 h sur les ondes de Radio Taïga.
