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le Jeudi 17 janvier 2019 17:06 Culture

Aux jardins de la musique classique 16

Aux jardins de la musique classique 16
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Le spectacle Le Ballet comique de la reine est présenté au salon Bourbon du Louvre le 15 octobre 1581.

Il dure cinq heures et demie, et il est composé d’un prologue, de quatre entrées et d’une finale, un spectacle auquel assistent autour de 10 000 personnes. Dans sa chorégraphie écrite, il constitue une puissante entrée de la danse dans le système poétique et musical en faisant partie intégrante de la composition musicale et lyrique amalgamée par le rythme.
Les origines de la danse émergent, comme celles de la musique, à l’aube de l’humanité. Le comment de ses origines peut être seulement imaginé. Il n’y a que des registres lithographiques préservés dans des cavernes préhistoriques dans lesquels des figures humaines sont dessinées en positions semblables à celles des danseurs actuels. Dans des textes en cunéiforme et des écrits hiéroglyphiques, hiératiques et de la Grèce antique, on retrouve des descriptions de la danse faisant partie des célébrations communautaires à caractère social, politique et religieux. Dans la Grèce et la Rome antiques, la danse est inspirée par les musas Uranie, Polymnie, et Terpsichore, tandis que des rites de passage des adolescents phrygiens commémorent les corybantes (neuf guerriers mythologiques armés qui initient au rythme dans le mouvement des pies). Elle fait partie des spectacles et rencontre la poésie et la musique dans la pantomime, genre de musique théâtrale transmise oralement et de laquelle restent seulement des narrations indirectes.

La transmission orale des genres de danse va continuer durant tout le Moyen ge, autant dans les danses communautaires à caractère folklorique que dans les danses de cour jusqu’à ce que Domenico da Piacenza, qui, en 1416, étant professeur de danse de cour, écrive le livre De Arte saltandi et chordas ducenti, où il expose une théorie et une analyse descriptive et normative de la danse de cour.

Cet ouvrage est défendu et expliqué par son disciple Antonio Cornazano dans son livre Libro Dell Arte des danzare, dans lequel il l’applique à la carole, au branle, au moresque et à la basse danse, entre autres, ouvrage publié en 1460, trois ans avant que Guglielmo Ebreo da Pesara (autre élève de Domenico) écrive en 1463 De pratica seu Arte tripuddii vulgare opusculum, où on retrouve la description de plus de trente basses danses et bals.

L’auteur anime Trésor de la musique classique à 21 h, les dimanches et mercredis sur CIVR 103,5 FM et Radiotaiga.com.