Pour prolonger le plaisir des journées infinies de l’été boréal, chaque semaine Radio Taïga sort les chaises longues et s’étend avec un artiste en vedette au festival Folk On The Rocks 2019. Cette semaine : Alex Cuba!
La dernière fois qu’Alex Cuba est passé par Yellowknife, c’était durant le mois de mars.
« Je me souviens que c’était une période extrêmement froide de l’année, rigole le musicien né à Cuba et établi en Colombie-Britannique. Nous avions joué à Yellowknife et le public était très enthousiaste. C’était un beau spectacle. Nous nous étions aussi rendus dans des petites collectivités. Ce que je me souviens surtout, c’est que nous avons fait un tour d’hélicoptère au-dessus de la ville. On a vu les voitures qui roulent sur le lac. Ça m’a impressionné ! »
Pour la production de son sixième album en carrière, dont la sortie est prévue en septembre, le troubadour s’est rendu où il ne s’était pas posé depuis près de deux décennies. À Cuba.
« Ça faisait longtemps qu’on me demandait pourquoi je ne jouais pas à Cuba et il y avait toujours une partie de moi qui se disait que, puisque je viens de là, ça serait bien d’avoir une reconnaissance de ma patrie. Et puisque je vis au Canada, j’avais la possibilité de m’y rendre. Or, je ne souhaitais pas forcer les choses. Vous savez, j’ai quitté ce pays, non pas pour des raisons politiques ou quoi que ce soit du genre, mais je l’ai quitté. Je n’avais pas envie d’arriver là avec mes gros sabots, de m’imposer. Je suis très heureux que ce soit véritablement une démarche musicale qui m’y ait reconduit. C’est beaucoup plus organique et sincère. C’est réellement un retour aux sources. Je pense que ça va s’entendre. »
À Cuba, il a eu l’honneur de collaborer avec certaines légendes locales dont la chanteuse Omara Portundo, membre
originale du cultissime Buena Vista Social Club. C’est aussi à La Havane que le récipiendaire de quatre Latin Grammy Award a enregistré la pièce Ciudad Hembra, un duo avec la star locale Kelvis Ochoa aux accents bossa, parue en avril.
Le clip a été diffusé à la télévision nationale cubaine, une première pour cet artiste de la diaspora.
Pour ce projet, le beach bum à la voix mordorée relève de nouveaux défis. « Cet album va représenter un jalon important dans ma discographie, dit-il. Le fait de collaborer avec des artistes cubains et d’être retourné dans l’ile, c’est immense.
Mais musicalement aussi, c’est un projet très important. Pour la première fois, je joue tous les instruments. Avant je jouais la guitare, bien sûr, et la basse. Ce sont mes instruments. Mais là je me suis laissé aller à fond. Je joue des congas et toutes les percussions. Ça faisait longtemps que j’avais ça en tête et j’ai finalement réussi à trouver la confiance qui me manquait pour oser. J’en suis très fier. »
Plus que sept semaines avant Folk On The Rocks !
