le Samedi 28 février 2026
le Jeudi 11 juillet 2019 17:33 Culture

L’allonge Radio Taïga Force tranquille

L’allonge Radio Taïga Force tranquille
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Pour prolonger le plaisir des journées infinies de l’été boréal, chaque semaine Radio Taïga sort les chaises longues et s’étend avec un artiste en vedette au festival Folk On The Rocks 2019. Cette semaine : La Force !

La carrière de la chanteuse Ariel Engle suit une progression inquiétante.

On la connait d’abord pour son implication au sein de la cultissime formation indy rock Broken Social Scene, collectif au sein duquel elle collabore toujours, puis comme moitié féminine du duo AroarA et, désormais, en tant qu’artiste solo avec son remarqué projet La Force.

« Le prochain projet, ça va être avec personne », blague-t-elle.

Mais La Force est humble. Elle insiste : même toute seule, elle demeure une joueuse d’équipe.

« En réalité, pour la composition musicale, commente-t-elle, j’ai travaillé avec mon partenaire, Andrew Whiteman, avec qui je joue dans Broken Social Scene. Alors, oui, c’est un projet solo, mais il m’a vraiment beaucoup aidée. […] Et, au niveau de la représentation, je fais également à l’occasion des performances seule sur scène. Parfois nous sommes deux ou en formule trio. Donc, dans ce sens, c’est vraiment mon projet solo, mais derrière le solo, on retrouve beaucoup de gens. »
« [Être à la tête du projet], ça m’offre une liberté, c’est sûr, mais aussi une responsabilité parce que j’en partage moins. Quand on joue avec plusieurs personnes, la responsabilité est partagée et le message est collectif. »

C’est donc pour livrer un message plus personnel, qu’Ariel Engle a osé ce virage. Elle aborde des sujets tels que la maternité, le deuil de son père ou la crise de la quarantaine.

« Ce sont des sujets très personnels, mais en même temps, je pense que plusieurs personnes peuvent s’y retrouver. »

Liturgie séculière
Pour Ariel Engle, alias La Force, la musique revêt une dimension spirituelle, et ce, même si l’artiste ne se réclame d’aucune piété.

« J’aime beaucoup la musique religieuse et spirituelle produite à travers le monde, le plus souvent chantée dans des langues que je ne comprends pas.

Ça me touche beaucoup et, pourtant, je n’ai pas grandi [dans la foi]. Mes parents sont de traditions religieuses différentes : juive et chrétienne. Mais ma famille était complètement athée. Je trouve que dans la musique, il y a vraiment un langage universel et ça permet des moments de transcendance, autant pour les gens qui la jouent que pour ceux qui l’écoutent. Et ce sont ces instants de plénitude et de communion qui m’attirent dans la musique. »

C’est Folk On The Rocks en fin de semaine ! Bon festival !