La commande de Louis XV à Jean Philipe Rameau de composer des structures musicales pour deux des livrets de Voltaire en 1745 est faite après une suggestion de Jeanne Antoinette Poisson, marquise de Pompadour (maitresse en titre du roi), comme une stratégie pour arrimer la force poétique, littéraire, philosophique et politique de Voltaire à la gouvernance royale du royaume de France.
François-Marie Arouet dit Voltaire, nait en 1694 à Paris où il passe son enfance et son adolescence. Il reçoit son éducation au collège Louis-le-Grand sous la discipline jésuite. Un lieu où étudient les fils des nobles de Paris.
Là, pendant sept ans, il ne développe pas des habiletés pour écrire la musique, mais il maitrise l’art de la parole et des lettres dans ses cours de grammaire et de rhétorique inspirée par les écrits de Molière, Condillac et des poètes latins tels que Cicéron, Horace, Virgile et Ovide. Après ses études collégiales, il entreprend des études de droit, mais dérive vers l’écriture de poèmes et livret pour des musiciennes du drame lyrique et pour des cercles littéraires et théâtraux.
Durant la jeunesse de Voltaire, le royaume de France entre dans une période de régence par Philippe, duc d’Orléans (Louis XIV est décédé et son successeur, Louis XV, est un enfant), au détriment de Louis-Auguste, duc du Maine, fils de Louis XIV et de la marquise de Montespan. Il établit avec ces derniers de bonnes relations littéraires et écrit des satires sur le régent et sa famille. Perçus comme une opposition à la royauté, ses écrits lui valent un emprisonnement à la Bastille. Onze mois plus tard, François-Marie Arouet est libéré et adopte le nom de Voltaire, avec lequel il signe ses écrits et commence à écrire son célèbre poème épique La Henriade. Ce poème se base sur l’histoire de Paris lors de la huitième guerre de religion.
Quelques mois après, il entre en conflit avec le noble Rohan, qui mobilise le régent pour exiler Voltaire de Paris. Cela l’amène en Angleterre, où il est bien reçu par les milieux musicaux, littéraires, scientifiques et philosophiques. Il devient admirateur des caractéristiques de justice sociale et d’appréciation des scientifiques et artiste du royaume d’Angleterre. Là, il termine et publie son poème épique La Henriade composé de plus de quatre-mille alexandrins, et il monte au podium de la philosophie politique avec son œuvre Lettres philosophiques, publié en anglais sous le titre Letters Concerning the English Nation, œuvre qui rayonne dans toute l’Europe.
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