Avec, respectivement, 39 et 10 médailles remportées aux épreuves de biathlon des Jeux d’hiver de l’Arctique, les équipes du Yukon et des TNO se sont dépassées pendant la semaine du 8 au 15 mars. Le biathlon gagne en popularité dans le Nord canadien, et ces deux équipes ont démontré par leur enthousiasme et leurs performances que ce sport tient une place particulière dans les jeux.
Délégations de plus en plus grandes
Ted Hupé est l’un des entraineurs de l’équipe du Yukon depuis 2012. Lors des 14 dernières années, il a vu de quelle façon le biathlon a évolué dans ce territoire. Non seulement le nombre d’athlètes de cette discipline a augmenté progressivement, mais l’implication des membres du conseil d’administration de biathlon Yukon s’est renforcée.
Il y a une forte tradition du biathlon au Yukon, cependant, l’intérêt pour ce sport prend chaque année de plus en plus d’ampleur. « Notre équipe s’est considérablement agrandie depuis 2012, rappelle l’entraineur. Nous avons désormais tellement de jeunes qui intègrent le programme qu’il est vraiment rassurant de savoir que cet héritage perdurera. Nos installations sont bien meilleures et nous avons davantage d’entraineurs. Et ce que je peux sans doute dire de mieux à propos de notre programme, c’est que la richesse de l’ensemble de l’offre, même au niveau du conseil d’administration, ne cesse de s’accroitre. »
Aux TNO, de nouvelles personnes s’adonnent chaque année à ce sport. Aux Jeux d’hiver de l’Arctique, la délégation a pris de l’ampleur. Selon Holly Hesk-Jones, entraineuse depuis 2019, certains athlètes participaient à leurs troisièmes Jeux, d’autres ont intégré récemment le groupe. « Notre équipe de biathlon s’est globalement agrandie, notamment avec les biathlètes issus de la raquette », souligne-t-elle.
Le biathlon a gagné en popularité au cours des dernières années au Yukon.
De belles performances
Les médailles récoltées par ces deux équipes ont fait la fierté des entraineurs. Ted Hupé salue notamment la progression de certains de ces athlètes : « Je suis tellement fier d’eux. Certains des athlètes, arrivés au cours des deux dernières années, ont tellement progressé et s’investissent tellement que la fierté qu’ils ressentent est incroyable. »
Aux TNO, les conditions d’entrainements ne sont pas les mêmes qu’au Yukon, rappelle Holly Hesk-Jones. En effet, la délégation des TNO a eu de très rares occasions de s’entrainer en extérieur et la joie de se retrouver sur des pistes de biathlon au pied de la montagne Grey s’est fait ressentir. « Ils sont vraiment ravis de pouvoir enfin se retrouver tous ensemble. Lors des sélections organisées en janvier à Yellowknife, c’était la première fois que bon nombre de ces athlètes se rencontraient. Depuis, ils ont suivi de nombreux entrainements en salle, et, aujourd’hui, ils ont enfin l’occasion de progresser en plein air, dans un magnifique cadre montagneux, en compagnie de leurs amis », explique-t-elle.
Une rivalité amicale avec l’Alaska
Le Yukon et l’Alaska nourrissent des liens forts et uniques depuis des décennies. Sur les pistes de ski, une rivalité très amicale, selon Ted Hupé, nourrit les esprits de compétition des athlètes. Même si la tension est un peu palpable au moment du top départ, la confrontation demeure cordiale. « Nous avons des athlètes (venus du Yukon et de l’Alaska) dont les performances sont très proches, tant au niveau de la précision au tir que de la vitesse et c’est donc tout simplement phénoménal à regarder », a-t-il expliqué lors d’un entretien au quatrième jour des épreuves.
