Après seulement 18 mois, l’Institut canadien pour la sécurité de l’Arctique, dont la création et le financement avaient été annoncés par Brendan Hanley, député du Yukon le 21 novembre 2024, a subitement fermé ses portes.
Ranj Pillai, premier ministre du gouvernement du Yukon à l’époque, avait déclaré en mars 2025, lors de la toute première conférence sur la sécurité en Arctique, que la création de cet Institut concrétisait une étape importante dans la prise en compte du point de vue du Nord dans la sécurité et la défense de l’Arctique canadien. « La création de l’Institut canadien pour la sécurité de l’Arctique est l’une des nombreuses façons dont nous nous employons à garantir que rien ne soit décidé à notre sujet sans nous », avait-il déclaré à l’ouverture de cette conférence.
Même si la sécurité de l’Arctique demeure une priorité essentielle pour le nouveau gouvernement du Yukon, élu en novembre 2025, les rôles et responsabilités de l’Institut ont été intégrés aux activités de la Direction des relations intergouvernementales au sein du Bureau du Conseil exécutif.
Une volonté gouvernementale
L’Institut canadien pour la sécurité dans l’Arctique avait été lancé sous la forme d’un projet pilote de 18 mois visant à explorer la faisabilité de ses activités et à déterminer s’il pouvait fonctionner en dehors du gouvernement, rappelle Tim Kucharuk, attaché de presse du gouvernement du Yukon.
« Compte tenu du contexte mondial actuel, nous avons déterminé qu’il valait mieux que ce dossier crucial soit géré depuis le centre du gouvernement afin d’assurer la cohérence, la coordination et la supervision stratégique. La sécurité de l’Arctique est une priorité et nous estimons qu’il est important que notre gouvernement mène ces discussions et assure une voix centralisée pour le Yukon. »
Selon M. Kucharuk, la dissolution de l’Institut fait suite à une volonté gouvernementale de « centralisation du travail où les voix du Nord seront défendues au niveau fédéral ».
