Le lancement officiel de la semaine portant sur la sensibilisation à la violence familiale prenait des allures particulières, dans le Grand hall de l’Assemblée législative, alors que la Coalition contre la violence familiale en profitait pour remettre au ministre de la Santé et des Services sociaux, Michael Miltenberger, son plan d’action pour contrer ce phénomène.
Le plan d’action est le résultat d’un document de recherche rédigé par le même organisme, regroupant diverses organisations gouvernementales et non gouvernementales, et rendu public en décembre dernier. Le document contenait alors plus d’une quarantaine de recommandations touchant, notamment, l’augmentation du financement, de la disponibilité des services et le développement de programmes.
Dans son allocution lançant officiellement la semaine de sensibilisation, le ministre Miltenberger a mentionné que le gouvernement préparerait une réponse au plan d’action. Un comité de mise en œuvre du Plan d’action, échelonné sur cinq ans, a aussi été formé. Il est composé des sous-ministres de l’Éducation, de la Culture et de la Formation, de la Justice, de la Société d’habitation des TNO, de la Santé et des Services sociaux et de l’Exécutif.
« Chacun d’entre nous reconnait que beaucoup de choses prendront plusieurs années à réaliser, parce qu’il s’agit de changer des attitudes sociales. Il y a des points qui se travaillent sur plusieurs générations. Nous espérons tout de même être en mesure de travailler sur plusieurs sujets sur une courte période », de mentionner Bertha Norwegian, conseillère spéciale au ministre responsable du Statut de la femme.
Selon Mme Norwegian, les quatre années au cours desquelles on a souligné l’importance de la sensibilisation et de l’éducation sur le sujet ont certainement porté fruit. « C’est difficile d’évaluer ce fait en ne se fiant qu’aux statistiques. Par exemple, si le nombre d’appels aux lignes spécialisées ou le nombre de présences dans les divers refuges augmente, est-ce à cause d’une augmentation de la violence ou de la présence d’éducation et de sensibilisation sur le sujet ? Les femmes se sentent peut-être plus confortables d’appeler et de se confier sur ce qui se passe dans leur famille », de faire remarquer celle qui constate une augmentation constante du nombre de communautés qui organisent des activités dans le cadre de cette semaine particulière.
