Cette année, l’Association franco-culturelle de Yellowknife (AFCY) a pris le pari d’organiser pour la toute première fois un événement qui souligne la fête nationale des Acadiens, le 15 août. À constater la très grande participation lors du Grand tintamarre, le jeu en valait la chandelle.
C’est la très grande présence des Acadiens, eux-mêmes, qui a surpris. « Nous ne les voyons pas souvent aux activités que nous organisons, mais ce soir, ils ont été très nombreux », a confié avec soulagement Caroline Langlais, animatrice culturelle à l’AFCY. D’ailleurs, plusieurs habitués des événements de l’AFCY s’entendaient pour dire qu’il y avait un nombre surprenant de nouveaux visages lors de cette soirée.
Le directeur de l’AFCY, Roland Charest, évalue que près d’une centaine de personnes se sont déplacées au chalet Fred Henne où se déroulait le Grand tintamarre. « Si on tient compte du roulement, c’est-à-dire ceux qui sont arrivés alors que d’autres partaient, je dirais qu’au moins 90 personnes sont venues. Je suis très heureux de la participation », a-t-il affirmé.
Au menu des festivités en plein air, il y avait des tirages, le jeu du fer à cheval, une dégustation de hot-dogs et un feu de camp, le tout sur fond de musique acadienne. Sans oublier, bien sûr, le traditionnel tintamarre, alors que les participants se sont laissés aller dans une symphonie de bruits de casseroles.
« Le but du tintamarre est de faire du bruit pour montrer que notre peuple est encore bien vivant », a résumé Christian Rousselle. Le natif de Neguac, au Nouveau-Brunswick, s’est dit très fier d’être sur place.
Jonathan Ross est un autre Acadien qui a applaudi la tenue à Yellowknife d’un événement pour souligner cette fête nationale. « J’ai passé deux ans à Iqaluit et il ne s’y passait absolument rien pour la fête des Acadiens. Je me demande même s’il y a des Acadiens là-bas », a déclaré le jeune homme, qui confie avoir célébré seul à pareille date l’année dernière.
« C’est le fun. Il y a beaucoup d’énergie. Pour une première année, c’est une bonne participation. Le mot va se passer et il devrait y avoir plus de monde l’an prochain », a pour sa part raconté Réjean LeFort. Celui qui est originaire de Chéticamp, en Nouvelle-Écosse, a d’ailleurs eu la gentillesse de préparer les hot-dogs pour tout ce beau monde lors de cette soirée.
