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le Vendredi 7 Décembre 2007 0:00 Culture

ITSAGO, prend le départ Course de traîneau à chiens

ITSAGO, prend le départ Course de traîneau à chiens
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La première course de traîneau à chiens du championnat Ma-Mow-We-Tak, s’est déroulé ce premier jour de décembre. Depuis trois ans consécutifs, c’est cette course de vitesse à Enterprise qui lance le départ de la saison pour les maîtres d’attelages de ce côté du pays. Si la course de l’an passé avait regroupé plus d’une quinzaine de coureurs, le parcours 2007, n’a été foulé que par sept concurrents. Chaal Cadieux, le coordonnateur de la course ITSAGO, reste heureux que l’événement ait regroupé les locaux. « Il y a eu des désistements dus à l’interruption des voyages du traversier sur le Mackenzie. Mais les coureurs ici sont contents de se retrouver, de participer à cette course qui cible l’esprit sportif. Cette année nous avons offert une course à six chiens et une course à douze, l’an passé c’était six et dix. Les conducteurs d’attelage ont apprécié la différence », dit-il. Deux courses par distance (16,9 km et 8,9 km) étaient prévues sur l’horaire, malheureusement la température de dimanche (-40°C avec le refroidissement éolien) a empêché le départ des courses. Ainsi, le résultat de la compétition est demeuré le même qu’après la course de samedi: Matthew Poitras, Richard Beck et Mark Taylor pour la course longue et Anthony Beck, Matthew Poitras et Mark Taylor pour la course à six chiens.

Ils sont accros

L’édition de cette année a détenu un caractère d’initiation pour deux pimpants conducteurs d’attelage de chiens. Valérie Bussières et Maxime Deschenes ont pour la première fois samedi, mené une équipe de chiens dans une course. Dès le mois de septembre, les deux nouveaux résidants de Hay River se sont laissé porter par leur envie de connaître ce monde. Pratiquement à chaque soir depuis, ils nourrissent et font courir des chiens de course sous l’égide d’un expert, Danny Beck. Mais l’expérience de la compétition les a élevés à un autre niveau, « Je suis accro maintenant », déclare Valérie Bussière et Maxime Deschenes ajoute « Je course n’importe quand! ». Pour cette première fois, Valérie Bussière a voulu courir avec une équipe de femelles. « Je les ai choisis, car je sentais une affinité avec ces chiennes durant l’entraînement. Elles me ressemblent un peu toutes. Réservées et plus calmes. Pendant la course, j’ai pu les observer et s’il y avait eu la deuxième course le lendemain, j’aurais apporté quelques changements dans leur position. Il est interdit de changer la formation d’un attelage d’un jour à l’autre, mais on peut les intervertir suivant leur performance », explique-t-elle.

Avec la stratégie, c’est toute une autre dimension qui s’ajoute au simple fait de monter sur un traîneau tiré par des chiens rapides et excités. Et avec ça vient l’adrénaline du départ, l’ambiance sur le site, la distance parcourue, la récompense de franchir la ligne d’arrivée et la découverte du comportement de chaque chien quand ils font ce pour quoi ils vivent. « Ma relation avec certains chiens à changer depuis cette course, confie Maxime Deschenes. Par exemple, maintenant que j’ai couru avec lui, un de mes chiens vient me voir lorsque je passe dans le chenil, c’est comme si on avait de quoi de plus en commun. On travaille beaucoup avec nos chiens et c’est quelque chose que d’accomplir cette course ensemble. Le départ peut bien être à midi, mais pour nous la course commence à huit heures ».

Le propriétaire des chiens, Danny Beck, a félicité ses deux apprentis pour leurs habilités. « Je suis impressionné », leur a-t-il déclaré avant de les inviter à participer au championnat canadien à Fort Nelson en Colombie-Britanique à la fin du mois de décembre. Les deux francophones sont aux anges et rêvent déjà d’aller en Alaska au printemps pour participer à une série de course avec les chiens qu’ils choisiront, filer sur la neige et n’entendre plus que le vent qui coure.