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le Jeudi 17 janvier 2008 0:00 Culture

Troupe Animagination: Une tournée loin d’être improvisée

Troupe Animagination: Une tournée loin d’être improvisée
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Trois passionnées de théâtre de la troupe Animagination, située dans la Vieille Capitale, étaient de passage aux TNO la semaine du 14 janvier pour présenter des ateliers de théâtre et d’improvisation aux élèves francophones et francophiles de Yellowknife et Hay River.

Cette tournée en sol ténois, organisée conjointement par l’APADY et l’AFCY, fut loin d’être improvisée (sans jeu de mot…) pour Dominic Lapointe, Jacinthe Cloutier et son compagnon Luc Boulanger qui ont tour à tour présenté à Yellowknife leurs ateliers à des élèves du programme d’immersion des écoles William Mac, St-Patrick, St-Joseph et Sissons en plus de l’École Allain St-Cyr. Ils ont conclu leur blitz théâtral de cinq jours avec une dernière présentation à l’École Boréale de Hay River le 18 janvier.

« Ce sont des ateliers de théâtre et d’improvisation, mais c’est vraiment pour les jeunes. Ce sont des exercices et on les fait travailler. On ne va pas leur faire jouer un match d’improvisation, mais on leur donne les qualités d’un bon improvisateur et on leur présente des exercices à faire dans lesquels ces qualités-là vont ressortir », explique Jacinthe Cloutier, une graphiste de profession, mais aussi comédienne depuis longtemps. De plus, les ateliers dans la plupart des écoles étaient suivis d’une pièce de théâtre intitulée La fabuleuse invention du professeur Zut que la troupe Animagination a créée il y a quelques années et destinée aux enfants.

La troupe qui a été fondée il y ans vingt ans par Luc Boulanger et Martin Dubeau – déménagé à Yellowknife depuis – se spécialise d’ailleurs dans le théâtre pour jeune public. « Au début, on faisait toute sorte de choses, comme des clowns et des animations maison. Un moment donné, on a plus précisé vers le théâtre grand public. Et ensuite, on a greffé à ça l’impro et les spectacles d’impro-performance où il y de l’interaction avec le public », raconte Mme Cloutier.

La rotonde débordait de rire

Parlant de spectacle d’improvisation, la trentaine de personnes réunies dans la rotonde de l’École Allain St-Cyr, mardi soir dernier, ont eu droit à toute une performance des improvisateurs Dominic Lapointe et Martin Dubeau, ce dernier effectuant, l’instant d’une soirée, un retour dans la troupe Animagination.

Plusieurs personnes de la communauté francophone connaissant Martin Dubeau seront d’ailleurs étonnées d’apprendre qu’il est pratiquement un professionnel de l’impro ayant évolué pendant 13 ans dans la Ligue universitaire d’improvisation sur le campus de l’Université Laval, à Québec. Même s’il n’était pas de cet avis, on peut dire qu’il n’avait pas trop perdu de sa touche d’improvisateur.

Pour ce qui est de Lapointe, son jeu se comparait haut la main avec les étoiles de la Ligue nationale d’improvisation (LNI) qui caractérise le paysage culturel québécois depuis quelques décennies. Les nombreux rires esclaffés par l’auditoire tout au long de la soirée pouvaient en témoigner.

Sous l’animation de Luc Boulanger, le grand manitou de la troupe Animagination, le public a été invité à participer toute la soirée, soit en suggérant des thèmes ou des mots à placer dans les improvisations, soit en prenant part à certains des exercices d’improvisation.

Le jeune Dominic Roy qui fréquente l’École Allain St-Cyr fut l’un de ceux qui a bien voulu montrer ses talents d’improvisateur et il s’est d’ailleurs très bien débrouillé. « J’ai trouvé ça le fun », a révélé en fin de soirée le jeune homme. Celui-ci a trouvé les performances divertissantes et les comédiens talentueux. Il ne fut pas le seul.

Est-ce que cette visite appréciée de la troupe Animagination en sol ténois pourrait servir de tremplin à la création d’une ligue d’improvisation francophone aux TNO? Martin Dubeau est charmé par l’idée, mais il veut d’abord tâter le terrain et, c’est pourquoi, il convie tous ceux qui seraient intéressés par le projet à être présent au 5 à 7 « Je-dis en français » de l’AFCY, du 24 janvier, à la maison Laurent-Leroux, pour en discuter.